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Oracle : du cloud, de l'exa et de la verticalité

Suite à OpenWorld, la grande conférence annuelle d’Oracle, il faut faire le service après-vente et porter la bonne parole. John Fowler (vice-président du matériel) et Mark Hurd (président d’Oracle) ont fait un petit tour du monde pour parler stratégies et marchés. Pour Oracle, l’objectif est de faire des solutions (matérielles et logicielles) pour les entreprises et les aider à mieux adresser le marché. Oracle souhaite mettre en avant son approche intégrée autour d’une pile technologique unique : stockage, serveur, processeur, hyperviseur et virtualisation, middleware, développement, base de données, CRM. Mais Oracle laisse le choix aux clients : soit la solution totalement intégrée de type Exa ou alors prendre la « pièce » la plus adaptée à son besoin.

Depuis le rachat de Sun, Oracle est devenu un fournisseur de matériel. Et ce n’est pas un hasard si l’éditeur veut communiquer sur son effort de R&D autour des machines Exa et des processeurs Sparc. Plusieurs évolutions du processeur sont prévues, en plus du T4, dans les 18-24 mois à venir : Sparc T5 devrait ainsi arriver courant 2013, un T6 est prévu mais sans doute pas avant 2014. Pour Oracle, le processeur est un axe stratégique car il doit animer les baies Exa et permettre des optimisations plus fines que la concurrence (dixit l’éditeur) : compression et cryptage, virtualisation, optimisation Java, améliorer les performances de la base de données, technologie in-memory directement sur le processeur… Actuellement, Oracle propose Exadata et Exalogic. La partie stockage n’est pas oubliée, en mettant en avant le système ZFS, des performances doublées (selon l’éditeur). Objectif : proposer des environnements intégrés, optimisés pour faire économiser de l’argent à terme en exploitation et en opérationnel. Mais, Oracle met aussi en avant son ouverture vers d’autres constructeurs notamment sur la partie stockage et la possibilité par les éditeurs d’utiliser certaines fonctions des baies Exa et/ou des processeurs Sparc. Ce point est intéressant, car, Oracle ne veut pas être taxé de « nouveau mainframe » : l’utilisateur peut sortir à tout moment et aller ailleurs…

Deux domaines sont actuellement chauds pour les éditeurs de bases de données : NoSQL et Big Data. Oracle, en travaillant avec Caldera, développe sa solution NoSQL : Oracle NoSQL Database. Pour l’éditeur c’est tout de même un changement de modèle même si son cœur de métier demeure la donnée relationnelle. Pour l’éditeur, ce virage est important. John Fowler précise régulièrement que Oracle travaille sur la partie logicielle et matérielle pour offrir une parfaite optimisation. Le big Data n’est pas oublié, notamment sur le in-memory analytique.

Mark Hurd martèle régulièrement: avoir les meilleures solutions sur le matériel, la base de données, le système, le tout pour faciliter la vie des équipes IT (comme sur le provisionning d’infrastructure, l’administration). Et aujourd’hui, Oracle se positionne en acteur majeur du cloud : cloud privé, cloud public, cloud hybride. Actuellement, Oracle possède deux datacenters en Europe (Anglette et Ecosse). Mais l’éditeur reste discret sur ses ambitions sur le cloud public. Mais Oracle reconnaît qu’il est loin d’être leader sur cloud public ou le saas, Salesforce domine sur la partie CRM. Mais clairement, Oracle veut prendre sa place sur le SaaS et les plate-formes cloud. Et dans les mois à venir, de nouvelles offres SaaS et de nouveaux services intégrées dans son cloud public seront proposées.

François Tonic