Accueil Internet Le FBI fait fermer Megaupload … et déclenche une cyberguerre ?

Le FBI fait fermer Megaupload … et déclenche une cyberguerre ?

Action choc, mais sans rapport avec la loi SOPA contre laquelle Wikipedia et des quantités d'autres sites de par le monde ont protesté mercredi, le FBI vient de faire fermer le site megaupload.

Megaupload se définissait comme  un site d'hébergement de fichiers. Tout internaute avait la possibilité d'y déposer un fichier accessible ensuite à tout internaute. Le site tirait ses revenus de la publicité et d'abonnement proposants aux visiteurs des téléchargements plus rapides. Le problème est que Megaupload proposait, ou disons plutôt laissait en ligne du contenu illégal, et se justifiant par un « statut d'hébergeur ». Il n'était pas rare d'y trouver des films bien avant leurs sorties en DVD par exemple. Le chiffre d'affaires de Megaupload serait de 150 millions de dollars

Sous la pression des ayant droits, qui accusent le site de leur avoir fait perdre 500 millions de dollars, le FBI a engagé une vaste action, un coup de force même, qui se prolonge  bien au-delà des Etats-Unis, puisque des arrestations ont eu lieu à Hong Kong et en Nouvelle Zélande, ce dernier pays indiquant d'ailleurs que des procédures d'extradition sont en marche. Les serveurs localisés aux Etats-Unis ont été saisis, ainsi qu'une grande quantité de biens pour une valeur de 50 millions de dollars : 14 Mercedes, une Lamborghini, une Maserati, une Rolls-Royce…

La fermeture de Megaupload a provoqué une réaction d'envergure de la part de hackers, du groupe Anonymous notamment. Des attaques en déni de service (DDoS)  sur les sites du RIAA, du MPAA, du département américain de la Justice, de Universal Music, du US Copyright Office, d’EMI et du FBI ont été lancées. 5000 hackers participeraient à ces attaques avec pour slogan : « Nous sommes Internet. Êtes-vous prêts pour l'année de la cyberguerre ? Nous le sommes. Rejoignez-nous dans le combat pour nos droits« ..

Pour l'occasion, la justice américaine a rappelé que les attaques DDoS étaient punies de 10 années de prison dans ce pays.

Frédéric Mazué