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La France en 3ème position des hébergeurs de sites dangereux

Icône sécurité
Icône sécurité

8 % des pages Web dangereuses détectées par l’éditeur allemand G DATA dans le monde durant le 1er semestre 2015 sont hébergées en France, ce qui hisse le pays à la 3ème place des hébergeurs de pages dangereuses, derrière les États-Unis et la Chine.

Le rapport G DATA montre que les codes malveillants restent encore une préoccupation majeure pour la sécurité. Au cours du premier semestre 2015, l’éditeur a détecté 3 045 722 nouveaux types de codes malveillants. En moyenne, cela correspond à 12 nouveaux codes nuisibles par minute. Depuis 2006, plus de 22 millions de types de codes malveillants sont apparus (hors variantes).  La forte croissance des adware et logiciels potentiellement indésirables débutée en 2014 se confirme : les 10 dangers les plus répandus appartiennent à ces deux catégories.

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Géolocalisation des sites dangereux

Au-delà des codes malveillants traditionnels, l’éditeur s’est intéressé aux attaques qui ciblent les internautes durant leur navigation Web. L’éditeur de sécurité a ainsi analysé, catégorisé et géolocalisé plus de 25 millions de pages Internet dangereuses (d’hameçonnage ou infectées) mises en ligne au 1er semestre 2015. Fait marquant : la France héberge 8,2 % des pages dangereuses détectées par G DATA, ce qui la positionne à la troisième place des pays hébergeurs, derrière les États-Unis et la Chine.

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Historique des attaques par exploit kits

Plusieurs pics significatifs d’attaques par exploits kits ont été détectés sur le premier semestre 2015. Le 21 janvier, par exemple, avec un pic d’attaque généré par l’exploit kit Angler, qui exploitait une vulnérabilité 0day Adobe Flash (CVE-2015-0311). Un autre évènement notable a eu lieu en avril : l’exploit kit Nuclear a été utilisé dans une campagne publicitaire qui détournait le système AdSense de Google. Le détournement de ce système, très utilisé par les sites Internet et les annonceurs, a permis une propagation rapide de l’attaque

Juliette Paoli