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Parlez-vous Cloud ?

L’industrie du Cloud se porte bien. Les entreprises réaffirment leur volonté d’investir, notamment dans le multi-Cloud, avec un poids croissant du Cloud hybride.

 

Mais, au fait, à quand remonte la naissance du Cloud ?

 

Certains font remonter le Cloud aux années 1960, s’appuyant sur John Mc Carthy, considéré comme l’un des pionniers en la matière, mais surtout considéré comme l’un des pères de l’IA. Mais on l’attribue aussi souvent au père fondateur d’Internet (Arpanet), premier réseau à transfert de paquets, né en 1969, développé aux États-Unis par la DARPA, et qui deviendra la base du transfert de données sur Internet. On parle encore de la mise sur le marché du logiciel CERN qui a été le premier logiciel accessible par le Web en 1991, du lancement du navigateur Mosaic en 1993, de celui du navigateur Netscape en 1994, ou bien encore de celui en 1996 de l’assistant Palm PDA. On l’oublie, mais Salesforces, a, dès 1999, transformé le concept en business avec son logiciel de gestion de la relation client (CRM) du même nom.

D’autres ne font remonter le Cloud qu’aux années 2000, alors qu’Amazon, voulant rentabiliser ses serveurs, moins utiles hors périodes de fête, les loua à la demande d’autres entreprises. D’autres sociétés s’inspirent de ce succès pour fournir des services identiques.

Du mail au CRM

Des hébergeurs Web hébergent alors des applications dans leurs locaux informatiques. Se déploient alors en Cloud computing le courrier électronique, les outils collaboratifs, le CRM, les environnements de développement et de test informatique. Rappelons qu’en 2004, Facebook est fondé, comme Gmail. En 2006, c’est au tour de la suite de logiciels Google (webmail, traitement de texte, tableau, agenda, chat, stockage en ligne). Le même lancera en 2011 Google Cloud Platform (stockage, base de données, calcul, IoT, IA et machine learning, sécurité). Aujourd’hui des noms tels que ceux d’Amazon, Apple, IBM, Intel, Microsoft, Salesforce, Citrix, Google, HP, ou côté français, OBS, SFR, Dassault Systèmes, Oodrive, Ikoula, OVH – sans être exhaustif, loin de là – trottent dans les têtes. Et les services à la demande fournis par le Cloud sont devenus aujourd’hui pléthores, du Software as a Service au Cybercrime as a Service…

 


De quel Cloud parlez-vous ?

Une récente enquête de Denodo, un spécialiste de la virtualisation des données, montre que la plupart des organisations françaises optent pour des architectures Cloud hybrides et multi-Cloud. L’enquête met en lumière l’essor de l’adoption du Cloud à l’heure où 36 % des entreprises ont amorcé leur migration. Face à la multitude d’options de stockage des données et au temps nécessaire à la migration de ces sources de données vers le Cloud, les configurations Cloud hybrides s’imposent comme la solution de choix des entreprises (46 %), suivies par le Cloud privé, les architectures multi-Cloud et le Cloud public. Le Cloud hybride et les architectures multi-Cloud comptent pour 60 % des cas d’utilisation et des déploiements Cloud. Mais que signifie Cloud public ou privé, multi-Cloud et Cloud hybride ?

L’adoption du Cloud par les entreprises françaises

Cloud public : ensemble des services offerts via l’Internet public. Le Cloud public est une déception majeure pour 70% des entreprises françaises, selon le Cloud Enterprise Index de Nutanix (avril 2019), en raison du dépassement des budgets initialement prévus.

Cloud Privé ou Cloud dédié : services accessibles via Internet ou un réseau interne privé à un ensemble restreint d’utili-sateurs.

Multi-Cloud : plusieurs services et plusieurs fournisseurs de Cloud de même type, public ou privé.

Cloud Hybride : environnement qui combine des Clouds publics et privés avec des fonctions d’intégration ou d’orchestration – permettant le partage de données et d’applications entre eux.

 


Parlez-vous la langue Cloud ?

Les services Cloud dont on parle le plus…

 

PaaS – Platform as a Service : pour piloter en ligne les ressources informatiques et créer de nouvelles applications.

SaaS – Software as a Service : pour utiliser à la demande des logiciels hébergés dans le Cloud

IaaS – Infrastructure as a service : pour louer à la demande de la puissance de calcul et du stockage de données.

Mais à ces trois services génériques s’en ajoutent de nombreux autres, au point, d’ailleurs, que l’on parle de XaaS : Everything as a Service (tout en tant que service).

DaaS – Data as a Service : pour le stockage et gestion des données, avec des applications de type CRM et ERP.

FaaS – Function as a Service : un service Cloud lié au serverless computing et aux architectures serverless, utile pour le développement de microservices.

BaaS – Backup as a Service : la sauvegarde.

DaaS – Desktop as a Service : le bureau virtuel, avec système d’exploitation, logiciels bureautiques, données personnelles, accessibles à partir de n’importe quel matériel connecté (PC, Mac, tablette ou smartphone). On parle aussi de PCaaS (PC as a service). Le cabinet d’analyse IDC prédit que fin 2020, 1 PC sur 6 sera hébergé dans le Cloud.

CaaS – Container as a service : pour charger, organiser, exécuter, administrer et arrêter des conteneurs à l’aide des appels API ou de l’interface de portail Web d’un fournisseur.

UCaaS – Communications unifiées as a service : les outils de communications unifiées externalisés auprès d’un prestataire

VaaS – Visio as a service : la vidéoconférence ou visioconférence en ligne.

Cybercrime as a service : exploitation par les cybercriminels de plateformes de location de malwares, et autres kits malveillants prêts à l’emploi… n

 


Les entreprises investissent
dans les services IaaS du Cloud public

Le marché mondial du Cloud public grossira de 17,5 % cette année et totalisera 214,3 milliards de dollars, contre 182,4 milliards de dollars en 2018, selon Gartner. Ce sont les services d’infrastructure (IaaS) qui vont le plus en profiter avec une croissance de 27,5 % pour atteindre 38,9 milliards de dollars. Les services PaaS suivent avec une croissance de 21,8 %.