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Monnaie virtuelle et prépaiement

Pour éviter que les informations bancaires de l’internaute ne transitent à chaque achat en ligne, nombre d’acteurs se sont engouffrés sur le créneau. WeXpay est une monnaie virtuelle, la société Expay ayant obtenu l’agrément d’émetteur de monnaie électronique délivré par la Banque de France en mai 2011. Jan Zizka, fondateur et président d’Expay regrette “la faible diversité des moyens de paiement, qui demeure l’un des points noirs du e-commerce, avec une dictature de la carte bancaire.” WeXpay est acceptée par différentes plateformes de paiement. Pour une commission due par le commerçant comparable à celle d’une carte bancaire, l’internaute peut acheter la monnaie électronique soit chez un distributeur physique, soit sur un guichet cartes bancaires en ligne (pas mal pour lutter contre la dictature de la CB…) qu’il utilisera. Présente en France, en Belgique et au Luxembourg, la société vise à terme d’acquérir 1 à 3% du marché des paiements en ligne en France. Elle souhaite atteindre 100 millions d’euros de transactions en 2012. WexPay est en fait un système de prépaiement, avec la particularité d’en choisir le montant exact librement, entre 5 et 250 euros. Il en existe plusieurs autres, notamment des cartes prépayées (Ticket Surf, paysafecard, Neosurf, Ukash, Moneybookers…). Wexpay et Neosurf utilisent la Store Value Platform (SVP) Gingko Prepaid d’Up & Net, spécialiste de la monétique web, qui propose aussi dans sa gamme de solutions de paiement Gingko chèque-cadeau, cashback, conversion de points de fidélité en carte de paiement à usage unique. Autre moyen de paiement, le portefeuille en ligne, proposé par Paypal, Neteller, Clickandbuy… que l’internaute nourrit à sa guise. Buyster, créé par les trois opérateurs historiques de téléphone mobile et par Atos, a lancé son offre de paiement sur PC et mobile en septembre 2011 avec Rue du commerce, son premier client. En payant sur son mobile, l’internaute est authentifié par son numéro de téléphone et avec un code confidentiel choisi lors de l’inscription où il aura déposé son numéro de carte bancaire associé. Laurent Bailly, directeur marketing de Buyster, a annoncé lors du lancement, au salon e-commerce de Paris : “nous souhaitons devenir le premier moyen de paie ment sur mobile d’ici cinq ans, et le second sur Internet en général. Pour cela, nous démarchons les prestataires de paiement sécurisé pour devenir leur partenaire. Si notre commission, de 1 à 3%, est plus élevée que celle de la carte bancaire, c’est que nous garantissons le paiement effectif.” Si les offres alternatives se mettent en place, auront-elles le succès désiré par leurs créateurs qui affichent des ambitions certaines ? Toutes ne perceront certainement pas. En 2010, selon le baromètre Fevad-Médiamétrie- Netratings, 83% des acheteurs en ligne ont déjà payé par carte bancaire, 21% par portefeuille en ligne, 12% par chèque cadeau, 9% par prélèvement bancaire… et encore 12% par chèque ! La prédominance actuelle de la carte bancaire est telle qu’elle ne sera pas détrônée avant longtemps, même si les nouveaux entrants peuvent espérer grignoter des parts de marché. 

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