Accueil Sécurité Uiwix, plus puissant que WannaCry ?

Uiwix, plus puissant que WannaCry ?

ransomware Uiwix
Uiwix utilise les même vulnérabilités que WannaCry

WannaCry, Adylkuzz et maintenant Uiwix, le monde semble cette semaine dominé par les malwares…

Alors que le cas WannaCry fait grand bruit depuis le week-end dernier, frappant des centaines de milliers d’ordinateurs de par le monde, un autre virus, baptisé Adylkuzz, a été découvert en début de semaine, selon l’éditeur de cybersécurité Proofpoint, qui a estimé que l’attaque serait « de bien plus grande envergure » que celle de Wannacry. Ce jeudi 18 mai, c’est au tour d’un virus nommé Uiwix, un autre rançongiciel, de faire parler de lui. Il crypte et renomme des fichiers grâce à une faille dans le système d’exploitation de Windows. « Le rançongiciel Uiwix prend le relais de WannaCry, mais sans interrupteur, et avec les mêmes capacités d’autoreproduction qui lui permettent de se répandre rapidement« , a averti Heimdal Security, firme danoise de cybersécurité, qui a lancé une alerte. Uiwix pourrait être encore plus puissant que WannaCry, indique-t-elle.

Attaqué, attaquant …

La Chine s’est emparé du sujet mettant en garde contre ce nouveau virus informatique, alors qu’aucune contamination n’y a pour l’heure été détectée. En revanche, des « centaines de milliers » d’ordinateurs PC et près de 30 000 institutions ont été touchés en Chine par Wannacry, estime Qihoo 360, l’un des premiers fournisseurs de logiciels antivirus en Chine. Selon Sarah Larson, une spécialiste australienne de la sécurité informatique, la Chine est particulièrement vulnérable parce que la majorité des utilisateurs ont recours à des logiciels contrefaits. Agacé par la domination américaine du marché des logiciels, « le gouvernement chinois a fait peu de choses jusqu’à présent pour encourager l’utilisation de logiciels non piratés« , a-t-elle déclaré à l’AFP. Le fait que Pékin ait annoncé que le virus Uiwix avait été découvert à l’étranger peut servir les intérêts du régime chinois, observe de son côté Séverine Arsène, spécialiste d’Internet au Centre d’études français sur la Chine contemporaine.  « La Chine affirme depuis longtemps qu’elle est victime d’attaques informatiques« , souligne-t-elle, « alors que les médias étrangers la présentent comme une source de cyberattaques« .

 

Auteur : La Rédaction avec AFP