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Top 10 des malwares sous Android

Sécuité des mobiles
Quelle sécurité pour les mobiles ?

Selon le Laboratoire F-Secure, les principales menaces Android détectées l’an dernier visaient soit à bloquer les terminaux jusqu’à ce que leurs utilisateurs versent une rançon, soit à extorquer de l’argent par l’envoi de SMS frauduleux.

Les ransomware de type Slocker ont explosé en 2015, pour devenir le deuxième type d’attaques le plus détecté (2,46 % des cas). Slocker procède au chiffrage des images, documents et fichiers vidéos d’un appareil, puis affiche un message accusant l’utilisateur d’avoir enfreint la loi en visitant des sites pornographiques. Il demande alors le paiement d’une amende de 500 $ (via un service de type PayPal) pour débloquer le terminal. Pour mieux intimider ses victimes, il prétend disposer de photos de leur visage et connaître leur adresse. Slocker infecte les terminaux en passant par des applications à caractère pornographique et par des spams prétendant proposer une mise à jour d’Adobe Flash Player.

Avec un taux de détection de 15 %, ce sont les menaces plus anciennes de type SmsSend qui ont été les plus fréquemment détectées sur Android par le Laboratoire F-Secure en 2015. Mais il ne s’agit pas de la seule catégorie de malwares de la liste à envoyer des SMS, puisque c’est également le cas de Fakeinst, de SmsPay et de SmsKey. Les agresseurs optimisent leurs profits en mettant en place leurs propres numéros surtaxés. Un appareil infecté enverra ainsi des messages à tel numéro, faisant grimper la facture téléphonique de l’utilisateur au profit de l’agresseur. Ces chevaux de Troie contaminent les terminaux soit par l’intermédiaire d’applications (souvent présentées comme des jeux) sur des plateformes de téléchargement d’applications tierces, soit via des applications proposant des contenus pornographiques.  Pour compléter ce top 10, on trouve également l’application de vol d’informations GinMaster, deux exploits visant à obtenir l’accès au root et un backdoor permettant à l’agresseur d’agir comme bon lui semble.

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Juliette Paoli