Accueil Stratégie/Business STMicroelectronics : Bercy veut plus d’investissements dans les semiconducteurs

STMicroelectronics : Bercy veut plus d’investissements dans les semiconducteurs

STMicroelectronics
logo STMicroelectronics

Une note de la Direction générale des entreprises (DGE) préconise un plus fort investissement dans la division des produits numériques du fabricant de semiconducteurs STMicroelectronics tout en regrettant que la direction « privilégie une stratégie de cession » de branches, indique ce mercredi 30 septembre le magazine Challenges.

Selon le magazine économique qui a pu consulter la note, la DGE se montre particulièrement critique à l’égard de la stratégie de la direction actuelle, estimant que les choix réalisés conduisent « mécaniquement à privilégier une stratégie de cession ou de fermeture des branches les moins profitables à un moment donné ». Plutôt qu’une stratégie industrielle qu’elle estime être à court terme, la DGE croit au contraire que STMicro doit réinvestir dans sa division numérique alors qu’elle dispose de technologies qui pourraient lui offrir des avantages concurrentiels à l’avenir, croit savoir Challenges. Interrogé par l’AFP, le ministère de l’Economie a rappelé que STMicro était « une entreprise stratégique, d’un secteur qui ne l’est pas moins et dans laquelle l’Etat est actionnaire, avec l’Etat italien, il est donc logique que nous suivions le dossier ».
Depuis plusieurs mois, le groupe souhaite « explorer différentes options » pour sa division de produits numériques DPG, des précisions étant attendues en octobre. Le PDG du groupe, Carlo Bozotti, avait déjà laissé entendre en mai qu’une décision devrait bientôt être prise par la direction de STMicro, dont 27,5% du capital est détenu à parité entre l’Etat français et l’Etat italien. « Le statu quo n’est plus tenable (pour la division DPG, produits numériques), ces pertes sont inacceptables. Le problème doit être réglé et nous étudions toutes les options », avait alors déclaré M. Bozotti, lors d’une rencontre avec des investisseurs à Londres.
Huitième en 2013, neuvième en 2014, STM pourrait descendre en fin d’année à la dixième place d’un classement mondial des fabricants de semi-conducteurs, marqué ces derniers mois par une intense consolidation.

 

La rédaction avec l’AFP