Accueil 5G Sécurité 5G, le patron de l’ANSSI ni angélique ni manichéen

Sécurité 5G, le patron de l’ANSSI ni angélique ni manichéen

Interrogé par les Echos du 21 janvier, le patron de l’ANSSI, l’Agence nationale de sécurité informatique, se veut ni angélique ni manichéen face aux risques de sécurité des équipements chinois utilisés par les opérateurs télécoms, considérés comme des réseaux critiques.

Pour Guillaume Poupard, il n’y a pas d’un côté « les méchants » et de l’autre « les gentils » comme le pensent les Américains, même si tous les équipements télécoms n’ont pas le même niveau de sécurité. Mais dire aux opérateurs télécoms « n’achetez pas Huawei, achetez Nokia et Ericsson« , tous deux européens, « c’est un peu naïf aussi« .
Aux yeux du responsable, il faut avant tout que les réseaux soient « bien construits en terme de sécurité » et « bien opérés« , pour éviter toute attaque qu’elle vienne potentiellement de Chine ou d’ailleurs. 

Il évoque la possibilité de réduire la durée d’autorisation des équipements, de 8 ans actuellement à moins. Il faut « trouver un bon équilibre« .

Le directeur général de l’ANSSI doit indiquer en février aux opérateurs télécoms Free, SFR, Orange et Bouygues Telecom s’il valide ou pas le choix de leurs équipementiers pour leurs antennes 5G.