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Sécurité : un « plan blanc » en cas de cyberattaque

Comportement sécurité
Comportement sécurité salariés

Sécurité: de grands groupes industriels proposent une aide « gratuite » en cas d’attaque.

De grands groupes spécialisés dans la sécurité se sont engagés à se mobiliser « gratuitement » aux côtés des autorités « en situation d’exception« , comme lors d’attaques terroristes ou de cyberattaques, a annoncé le Conseil des industries de la confiance et de la sécurité (CICS). Cette initiative, lancée au lendemain des attentats de 2015, s’est concrétisée par la signature jeudi 16 mars sur un site du groupe électronique Thales à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) d’une « charte de solidarité en situation d’exception » passée entre le ministère de l’Intérieur et le CICS, qui, regroupant plusieurs centaines d’entreprises (grands groupes, PME et ETI) et associations (comme Hexatrust et TECH’IN France), représente 80 % de l’industrie de sécurité en France.

Expertise humaine et matérielle

Cette charte servira de cadre à « l’aide spontanée et gratuite » des industriels de la sécurité, « qu’il s’agisse d’expertise humaine, notamment en terme de cybersécurité, ou technologique avec par exemple la fourniture de produits de télécommunications en cas de destruction de certaines infrastructures« , a expliqué à l’AFP Marc Darmon, directeur général adjoint de Thales, qui préside aussi le CICS. « Ce sera un peu l’équivalent pour la sécurité du « plan blanc » activé spontanément en temps de crise par les personnels de santé« , a-t-il ajouté.
Ce « dispositif de contribution citoyenne » sera « libre et gratuit, a souligné pour sa part Bruno Le Roux. Il ne s’agit ni d’un marché, ni d’une pratique anticoncurrentielle, ni d’une aide d’Etat directe ou indirecte. » Outre Thales, d’autres grands noms de la sécurité comme Airbus, Safran ou
Capgemini ont l’intention de signer cette charte, selon M. Darmon.

 

Auteur : La Rédaction avec AFP