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Outils collaboratifs : les responsables métiers les choisissent et les achètent eux-mêmes, sans la DSI

6 pôles métier sur 10 disposent d’un budget qui leur est propre – indépendamment de celui octroyé au service informatique – pour acheter des technologies collaboratives : outils assurant des communications voix et vidéo en temps réel ou encore outils texte pour la messagerie, le partage de fichiers, la gestion de projets et les réseaux sociaux.

Selon une étude publiée par Dimension Data, les responsables de pôles métier³ ont de plus en plus de poids dans le choix des technologies qui leur sont indispensables pour mener à bien leurs activités. Et, dès lors qu’il s’agit d’élaborer la stratégie collaborative d’une entreprise, 89 % estiment que les responsables de pôles métier et autres décideurs non informaticiens jouent un rôle sans précédent dans la définition et l’exécution de cette stratégie.

Près de six responsables de pôles métier sur dix disposent d’un budget qui leur est propre – indépendamment de celui octroyé au service informatique – pour acheter des technologies collaboratives. Et plus de la moitié des divisions métier disposent d’effectifs en interne pour mettre en œuvre et accompagner ces technologies.DimensionData2

Brian Riggs, analyste principal du pôle Services aux entreprises au cabinet d’études Ovum, relève que « parmi les entreprises interrogées, 24 % affirment que leurs pôles métier peuvent acheter et mettre en œuvre des technologies de collaboration sans l’aval ni la participation de leurs services informatiques. Cela dénote, dans une certaine mesure, l’autonomie dont jouissent les responsables métier par rapport aux types d’outils collaboratifs mis à la disposition de leur personnel. »

En France, 63 % des sondés adoptent des outils sans l’aval explicite de l’IT

Les entreprises françaises sont friandes d’outils collaboratifs, qu’elles considèrent utiles pour améliorer la productivité des salariés, réduire les dépenses (en limitant les voyages par exemple) ou renforcer le travail d’équipe entre ses employés et ses partenaires. 43 % des sondés français indiquent que les décisions de mettre en place et d’utiliser des technologies collaboratives dans leur département sont prises sans mettre l’IT dans la boucle. Et 63 % adoptent des outils sans l’aval explicite de l’IT pour leurs besoin de communication avec les clients, les partenaires, et les relations professionnelles hors entreprise – les apps fournies par l’IT servant à un usage interne…

Outre la nouvelle part d’autonomie dont jouissent les pôles métiers, Joe Manuele, Group Executive Communications de Dimension Data, fait remarquer que « les responsables métier sont bien plus au fait des techniques utilisées par leurs collaborateurs pour interagir entre eux, de même qu’avec leurs partenaires et clients. Forts de ces connaissances, ils peuvent isoler les outils collaboratifs les plus propices à l’amélioration de leur workflow, et les mettre en œuvre de manière indépendante. »

 

« Rapport 2016 sur les entreprises connectées » réalisé auprès de 900 participants dans 15 pays. Les directeurs informatiques, DSI et responsables métier interrogés travaillent tous dans des entreprises comptant plus de 1000 salariés.

Juliette Paoli