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Oberthur Technologies veut revenir en Bourse et s’attaquer aux objets connectés

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Le spécialiste français de la sécurité numérique Oberthur Technologies (OT) veut revenir en Bourse d’ici la fin de l’année, pour se désendetter et financer son développement sur le marché prometteur de la sécurisation des objets connectés.
Le groupe a soumis lundi son document de base à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Cette opération « devrait être l’une des plus grosses, si ce n’est la plus grosse IPO (introduction en Bourse) du marché parisien cette année », a souligné le PDG Didier Lamouche. Basé à Colombes, près de Paris, Oberthur Technologies est aujourd’hui le numéro deux mondial des cartes de paiement à puce et des cartes SIM. Le groupe est aussi actif dans les services d’activation à distance, la sécurisation des objets connectés et la fabrication de documents d’identité. Créée à Rennes en 1852 par François Charles Oberthür, la société a longtemps alimenté la France en calendriers des Postes et en formulaires de déclaration des impôts. Elle avait quitté la Bourse de Paris en 2008, et l’essentiel de ses activités avaient été vendues trois ans plus tard au fonds américain Advent International (l’impression de haute sécurité restant aux mains des propriétaires, sous le nom d’Oberthur Fiduciaire).
L’idée est de (re)faire appel au marché pour désendetter le groupe, qui accumule les pertes nettes depuis quelques années à cause de la charge de sa dette, et de développer des solutions dans la sécuité des objets connectés. « Nous avons une réputation inégalée dans le domaine de la sécurité (…) et nous avons devant nous une croissance importante à saisir, en capturant la vague de sécurisation nécessaire et indispensable de l’internet des objets », a expliqué Didier Lamouche.

Oberthur Technologies avance parallèlement ses pions dans les services financiers, un marché notamment porté par le passage à la puce des cartes bancaires aux États-Unis et en Inde. Si tout va bien, le groupe devrait renouer avec les bénéfices « d’ici 2018, au plus tard », selon M. Lamouche. Les analystes estiment que l’entreprise vaut aux alentours de 2 milliards d’euros.
 

Auteur : La rédaction avec AFP

Juliette Paoli