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Loi Renseignement : une politique « liberticide » pour le Parti Pirate

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Le Parti Pirate appelle à la mobilisation des citoyens après l’adoption de la loi Renseignement par les députés ce mardi 5 mai.

La loi Renseignement votée mardi 5 mai par l’Assemblée, et qui doit maintenant passer devant le Sénat, est surtout critiquée pour ses fameuses boîtes noires de captation des données de connexion, installées chez les fournisseurs d’accès à Internet. Les hébergeurs français OVH, Gandi, iKoula, Lomaco, Online et AFHADS, et d’autres acteurs économiques, s’étaient fortement mobilisés contre cette loi, certains menaçant même de délocaliser leur activité (voir notre article). Après avoir obtenu quelques promesses aux contours plutôt flous, les tensions s’étaient un peu apaisées.

Le Parti Pirate, parti créé en France en juin 2006 avant le vote de la loi DADVSI sur les droits d’auteur, maintient lui la résistance. Il a envoyé mercredi 6 mai aux rédactions un communiqué de presse, repris sur son site, exprimant sa « profonde angoisse » suite au vote des députés. « En instrumentalisant le terrorisme à des fins démagogiques et en mettant en place une société de contrôle aux accents orwelliens, le gouvernement socialiste termine de clouer le cercueil de la démocratie représentative », indique le porte-parole du Parti Pirate, Thomas Watanabe-Vermorel, qui appelle les citoyens à entrer en résistance : « Il appartient aux collectifs du logiciel libre de concevoir et de créer les outils qui permettront d’échapper à la surveillance du gouvernement. Il appartient aux associations de diffuser ces outils et de former les citoyens à leur utilisation. Il appartient aux médias, officiels et amateurs, de relayer l’information sur tous les canaux. Il appartient aux partis politiques alternatifs de proposer un autre projet de société que celui de la société de surveillance. »

Juliette Paoli