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Le ministre britannique de la Défense accuse Moscou de faire de la désinformation « une arme »

Michael Fallon
Michael Fallon, Secrétaire d'Etat britannique à la Défense

Le ministre britannique de la Défense Michael Fallon a accusé jeudi la Russie de faire de la désinformation « une arme » pour déstabiliser les Occidentaux, s’en prenant notamment aux opérations de piratage internet.

« Nous voyons aujourd’hui un pays qui, en faisant de la désinformation une arme, a fait naître ce que nous pouvons voir comme un âge post-vérité« , a déclaré M. Fallon lors d’un discours à l’université de St Andrews, en Ecosse. « La Russie met de toute évidence l’Otan et l’Occident à l’épreuve. Elle cherche à étendre son influence, à déstabiliser les pays et à affaiblir l’alliance » atlantique, a-t-il ajouté. Elle « porte atteinte à la sécurité nationale de beaucoup d’alliés et au système des règles internationales. C’est pourquoi il est dans notre intérêt et dans celui de l’Europe de garder une Otan forte et de dissuader la Russie« , a-t-il déclaré.
Il a notamment estimé que l’Otan devait « se défendre de manière aussi efficace dans le cyberespace qu’elle le fait dans les airs, sur terre et en mer« , contre les actes de piratage.

Pour Moscou, ces accusations sont « gratuites »

Moscou a de son côté dénoncer des « accusations gratuites » de la part de Londres
« Nous sommes convaincus que de telles accusations à l’égard de notre pays
sont purement gratuites« , a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin,
Dmitri Peskov. « Nous ne comprenons pas comment un ministre si haut placé puisse avancer ces accusations gratuites qui n’ont aucun fondement« , a-t-il souligné, regrettant l’attitude « hostile » de M. Fallon.

Fin novembre, le Parlement européen a adopté une résolution où il s’est dit
« gravement préoccupé par le développement rapide de l’activité inspirée par le
Kremlin en Europe, y compris la désinformation et la propagande visant à
maintenir ou à accroître l’influence de la Russie et à affaiblir et à diviser
l’Union européenne« . Le président russe Vladimir Poutine avait alors dénoncé cette résolution, disant regretter des « tentatives pour nous apprendre la démocratie » et y voyant au contraire « une évidente dégradation, au sens politique du terme, de la notion de démocratie dans la société occidentale« .

 

Auteur : La Rédaction avec AFP