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La réalité virtuelle au service du nucléaire

Alors que se tient le salon World Nuclear Exhibition du 14 au 16 octobre, Daher, équipementier de rang 1 pour les industries de haute technologie et présente sa salle de réalité virtuelle. Celle-ci permettra notamment de modéliser des scénarios de démantèlement nucléaire.

De plus en plus utilisée dans les industries de haute technologie, la réalité virtuelle permet de créer des simulations interactives, visuelles et sonores dans un environnement spécifique créé par ses utilisateurs. A l’aide de lunettes 3D, ils s’immergent dans un univers virtuel et testent un produit ou une installation afin de mettre en évidence des erreurs de conception ou de processus avant un déploiement dans le monde réel. Cette technologie peut intervenir à chaque phase d’un projet industriel, depuis la conception jusqu’à la production en passant par l’optimisation des procédés et la formation des collaborateurs.

Les premières applications

C’est à Marignane Floricity, dans les locaux de son ingénierie centrale Nucléaire, qu’a été installée la première salle de réalité virtuelle de Daher pour des applications sur des scénarios nucléaires. Elle a été réalisée en collaboration avec la société Esi Group et sa solution IC.Idoo. L’outil a d’ores et déjà été testé pour la mise en place de l’usine de lavage et re-certification de cylindres nucléaires aux USA ou encore les projets de démantèlement d’installations nucléaires

Le virtuel utilisé dans tout le groupe

La mise en place de ce procédé innovant s’inscrit dans l’initiative « Innovation by Daher » et est également utilisé dans les autres secteurs du Groupe, que ce soit dans l’aéronautique, les services industriels, la logistique ou l’ergonomie des postes de travail. « Etre capable de tester une installation, un produit ou une prestation de service avant même d’avoir fabriqué un premier prototype présente des avantages certains tels que la diminution des investissements et de la durée des essais et mesures en réel, mais aussi l’intégration des facteurs organisationnels et humains dès la phase de conception (ergonomie, sécurité, formations du personnel…) », indique l’équimentier. En outre, précise-t-il, cela permet un retour d’expérience en amont des opérations et diminue les risques. Enfin, cela procure une amélioration de la confiance dans les solutions proposées aux clients et aux autorités de sûreté et de qualification.

 

Juliette Paoli