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IBM France supprimerait un quart de ses effectifs, surtout sur GTS

En novembre, la direction d’IBM France SAS a confirmé aux organisations syndicales le licenciement d’environ un quart de ses 4930 collaborateurs en 2021. De 1180 à 1385 postes seraient supprimés selon la Cfdt, dont près de la moitié proviendrait d’IBM GTS, en prévision de la création du spin-off Newco.

Selon les syndicats, la direction d’IBM France SAS prévoit de supprimer environ un quart de ses effectifs d’ici fin 2021. De 1180 à 1385 postes seraient concernés. Le périmètre exact ainsi que les chiffres définitifs devraient être communiqués lors de leur prochaine réunion du 8 décembre.

La création de NewCo se fera après la réduction d’effectif

Sans surprise, la division GTS serait la plus touchée (de 510 à 580 départs) dans l’estimation communiquée par IBM pour les suppressions de postes par activité. Et pour cause, c’est celle qui est la plus impactée par la séparation du groupe IBM en deux entités, dont une, Newco, portera l’essentiel des missions et équipes d’IBM GTS IS. Au niveau européen, IBM pourrait supprimer près de 10.000 postes dès 2021. Selon l’Unsa, la direction française du groupe a indiqué que « l’opération NewCo se fera après le plan de réduction d’effectif (PSE) qui s’effectuera sur le périmètre IBM France SAS, hors filiales ».

En revanche, il est plus étonnant de voir qu’IBM supprimerait de 120 à 135 dans sa division Cloud & Cognitive, laquelle semble au cœur de sa nouvelle stratégie commerciale. Les autres départs dans les divisions concernées :

  • GBS : de 160 à 220
  • Global Market : de 120 à 140
  • Systems : de 100 à 120
  • Fonctions support (RH, Q2C, GRE, etc.) : de 170 à 190

Le plan social le plus important chez IBM France depuis les années 1990 

Il s’agit selon les syndicats du « projet de plan social le plus important chez IBM France depuis les tristes années 1990 ». Or, Ils indiquent qu’IBM France a publié une mise à jour récente de l’estimation de son résultat d’exploitation prévisionnel 2020 à près de 80 millions d’euros.

Autre précision apportée par l’Unsa le 20 novembre, la direction prévoit d’aligner les mesures de fin de carrière (MFDC) sur le PSE de Montpellier qui a eu lieu en avril 2020 sur la base de départs volontaires. Présent depuis 1965, IBM Montpellier a compté jusqu’à 3 300 salariés. Ils ne seront plus que 400 à fin 2020.

 

crédit photo : Daniel Rodet sur Wikipedia