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Développeurs : plus de 8 sur 10 pensent changer d’entreprise dans les 5 ans

CRM : étude Sage 2015
Relation clients

Pas si simple de d’embaucher et retenir un développeur, dont le métier est très sollicité. Salaire, type d’entreprise… Ses exigences sont fortes. 

Une enquête du Blog Modérateur et de Hellowork.io réalisée auprès de 836 développeurs en poste ou en freelance permet de mieux comprendre leur rapport au travail. Il fait bon être développeur, voici le constat que dresse cette enquête. 55 % des salariés s’estiment plutôt heureux au travail, ils sont même 15 % à être très heureux. Ce constat est assurément lié au fait que les développeurs aiment leur entreprise et leur métier. Ils sont 26 % à beaucoup aimer leur entreprise, et 54 % à plutôt aimer celle-ci. Mais ils aiment encore plus leur métier : 69,6 % d’entre eux aiment beaucoup leur travail et 26,8 % estiment plutôt l’aimer. Les freelances, de leur côté, sont en majorité satisfaits de leur statut. Ils sont 57 % à estimer que leur statut est le meilleur environnement de travail possible. Il leur procure plus de bonheur au travail que les salariés : ils sont 33 % à être très heureux et 56 % à être plutôt heureux. Enfin, les freelances sont encore plus enthousiastes que les salariés : ils sont 72 % à beaucoup aimer leur métier, 27 % à plutôt l’aimer.
Etre heureux au travail n’est pas en contradiction avec l’envie d’évoluer. 80 % des professionnels interrogés veulent encore être développeurs dans 2 ans, mais près de 38 % comptent changer de métier dans les 5 ans.

Des profils très sollicités

Si les développeurs sont aussi heureux au travail, c’est notamment grâce à l’intérêt qu’ils suscitent auprès des recruteurs. Dans un milieu où leur profil est très recherché, 39 % d’entre eux reçoivent entre 1 et 3 propositions par mois, 22 % en reçoivent entre 4 et 10, et 6 % d’entre eux sont sollicités plus de 10 fois par mois par des recruteurs ou intermédiaires du recrutement. Il est donc facile pour eux de changer d’entreprise afin de trouver un cadre de travail qui leur plaît. D’autant plus que les développeurs interrogés sont sensibles au marché, 62 % se disent être à l’écoute et 17 % en recherche active.

Environnement de travail idéal : une TPE-PME

L’enquête révèle que les TPE-PME ont la cote auprès des développeurs, 49 % d’entre eux préfèrent évoluer dans une entreprise à taille humaine (moins de 250 salariés). Les ETI et grands groupes ont du mal à susciter l’intérêt des développeurs, seulement 13 % pensent que les ETI représentent un environnement de travail idéal et seulement 12 % pour les grands groupes. Même constat pour les ESN qui ne sont pas les choix prioritaires des développeurs. Seulement 4 % considèrent les entreprises de services du numérique (ESN)comme un environnement de travail idéal.
Si les développeurs sont sensibles au type d’entreprise dans leur recherche d’emploi, le salaire reste tout de même un argument de poids dans leur prise de décision. En effet, lorsqu’on les interroge sur ce qui leur ferait changer de poste, ils sont 75 % à répondre le salaire. Ils sont d’ailleurs 65 % à estimer ne pas être assez rémunérés.

Des professionnels investis en dehors des horaires de travail

Les développeurs restent très actifs durant leur temps libre. 61 % font de la veille en dehors du travail, 48 % travaillent sur des side-projects, 26 % participent à des évènements de type hackatons ou challenges, et 20 % prennent part à des conférences.
Enfin, la formation reste pour les développeurs un enjeu crucial dans un milieu qui est en perpétuel changement et où les innovations sont quasi-quotidiennes. Ils sont donc bien conscients de l’importance de se former. Ils sont 79 % à se perfectionner régulièrement aux nouveautés liées à leur travail ou aux langages de programmation.
Chose peu étonnante pour des employés du secteur informatique, les formations en ligne sont celles qui ont le plus de succès loin devant les formations en présentiel. 78 % passent par des sites spécialisés, 73 % choisissent les cours en ligne et seulement 26 % optent pour des formations présentielles.

Qu’attendent les développeurs en 2018 ?

• 84% des développeurs pensent changer d’entreprise d’ici 5 ans.
• 38 % des développeurs pensent changer de métier dans les cinq prochaines années.
• 62 % des développeurs sont à l’écoute des offres d’emploi et 17 % se disent en recherche active.
• Les développeurs sont très sollicités par les recruteurs 28 % d’entre eux reçoivent plus de 4 propositions de poste par mois.
• Le salaire reste la première motivation pour 75 % des développeurs.
• 79 % des salariés continuent de se former notamment sur des sites spécialisés et via des cours en ligne.