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Le Port d’Anvers teste un bracelet électronique connecté contre la propagation du COVID-19

Le 4 mai démarre, en avant-première mondiale, sur le Port d’Anvers, un test de déploiement de bracelet électronique, pour lutter contre la propagation du COVID-19.

Le Port, qui emploie 1600 personnes est un lieu crucial pour les transports et l’économie et est resté « opérationnel à 100% » depuis le début de l’épidémie, nous précise Barbara Janssens, responsable de la communication.

Le bracelet, conçu par la société Romware, le  Covid Radius, garantit grâce à des vibrations et un  signal sonore  la « distanciation sociale », entre les employés du Port, laquelle est de 1,5 m en Belgique.

Barbara Janssens, explique : « c’est un projet pilote , nous en tirerons les leçons dans 1 ou 2 mois. Il aide les employés qui travaillent sur les écluses notamment à garder les distances entre eux. Dans un deuxième temps nous équiperons les employés des bateaux -remorques. ». In faut noter que le bracelet ne « trace » pas les mouvements, les déplacements, les horaires, « ces fonctions n’étant pas activées.»

En revanche Le bracelet électronique devrait permettre également le suivi des contacts : en cas de contamination d’un salarié, un conseiller en prévention ou une personne de confiance habilitée peut vérifier avec quels collègues cette personne est entrée en contact afin d’éviter la propagation du virus. 

Le président du Port d’Anvers, Jacques Vandermeiren, commente : « L’innovation et la digitalisation sont des outils précieux en temps de crise. Il est essentiel que la zone portuaire continue à fonctionner et que la sécurité de nos collaborateurs soit assurée.

Conçu en quelques semaines

Le concepteur du bracelet, Rombit est une PME de 65 personnes, créée en 2012 à Anvers  et spécialisée dans les services dans les environnements logistiques et portuaires.

John Baekelmans, son PDG est fier de son invention :  » Les activités de demain, respectueuses d’une distance physique d’un mètre et demi, s’appuient sur des outils fiables. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour produire rapidement ce nouveau bracelet en quantité et contribuer ainsi au redémarrage de l’activité économique dans des conditions de sécurité optimales. Notre invention suscite déjà beaucoup d’intérêt à l’étranger.”

Avant cette version de bracelet conçue en urgence dans le cadre sanitaire, le modèle précédent , qui avait demandé 8 années/hommes de développement, servait, nous explique-t-il, à « rendre le travail des ouvriers plus sûr. L’idée du bracelet connecté et communiquant nous est arrivé il y a un an. Le premier modèle développé sert dans les environnements dangereux comme une grue qui déplace un container. Le bracelet peut même bloquer le mouvement de la grue en cas d’urgence. » . Il y a un mois, avec  la ‘distanciation  sociale’, nous nous sommes dit que nous allions aider. Deux développeurs ont été mis en urgence sur le projet »

 Le bracelet fonctionne sur la technologie UWB, un protocole radio que Rombit a préféré au RFID, car optimisé pour fonctionner sur des batteries très légères, ce qui permet au bracelet de ne « peser que quelques grammes, vous ne le sentez pas », explique John Baekelmans, qui nous a confié que Apple projette d’utiliser le protocole UWB.