Accueil Cybercriminalité Coronavirus : de faux sites pour bénéficier des aides économiques en Allemagne,...

Coronavirus : de faux sites pour bénéficier des aides économiques en Allemagne, au point que celles-ci sont suspendues

(AFP) – Le plus grand Etat régional allemand a décidé jeudi de suspendre le versement des aides d’urgence aux entreprises frappées  par l’impact du coronavirus, en raison de fraudes importantes constatées.

« Après avoir reçu des renseignements sur l’existence de faux sites biens classés sur les moteurs de recherche« , les autorités locales de Rhénanie-Nord-Westphalie dans l’ouest de l’Allemagne ont décidé de « suspendre temporairement » le versement des aides aux petites entreprises et indépendants, instaurées par Berlin pour faire face à la crise du coronavirus.

Concrètement, les escrocs créent de faux sites internet, copiant les pages officielles des autorités où les demandes d’aides peuvent être déposées en ligne. Ils récupèrent ensuite les données des entreprises remplissant leur formulaire puis ils les utilisent pour déposer eux-mêmes les demandes sur les véritables sites et récupérer ainsi l’argent.
La police locale a annoncé en parallèle le lancement d’une enquête, après avoir reçu plusieurs plaintes « de personnes souhaitant demander des aides en ligne« , et ayant été « dirigées vers de faux sites » voulant « manifestement exploiter » leurs données.

Ce type de fraudes se développe dans plusieurs régions d’Allemagne, depuis que le gouvernement a annoncé une aide de 50 milliards d’euros pour les petites entreprises contre le coronavirus, pouvant s’élever jusqu’à 15 000 euros pour les sociétés de moins de dix salariés.
Fin mars, la police de l’Etat du Bade-Wurtemberg a également alerté sur la recrudescence de ces faux sites, appelant les entreprises à « n’utiliser que les pages officielles » pour enregistrer leurs demandes.
Et l’Office fédéral de la sécurité informatique vient d’indiquer « observer une augmentation des cyber-attaques » contre « les entreprises et les citoyens« , dans « le contexte du coronavirus ». L’office constate surtout une explosion des achats de noms de domaines avec
des mots clés tels que « corona » et « covid », étant par la suite utilisés « à desfins criminelles »