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Un marché de 1,4 milliard d’euros

Konica1Face à un renouveau du secteur, les appétits se sont aiguisés. Le cabinet d’études Quocirca, qui observe régulièrement l’écosystème des MPS, place dans le peloton de tête des fabricants Xerox, HP, Ricoh, Lexmark et Canon. Suivis par les autres constructeurs et les professionnels de la distribution, qui ont acquis une réelle expertise, et les spécialistes du conseil, de l’audit et de l’infogérance. Quocirca estime que la moitié environ des entreprises mondiales de plus de 1 000 employés exploite aujourd’hui des services d’impression managés et qu’elles sont quelque 20 % à prévoir la mise en place d’un projet de MPS dans le courant de l’année. Pour sa part, IDC a évalué le marché français des services d’impression à 1,4 milliards d’euros en 2013. Les MPS y comptent pour 32 % et les BPS (Basic Print Services, ou contrats simples incluant fourniture du matériel, du consommable et suivi de l’équipement) pour 68 %. Parmi les structures de plus de 100 salariés en France, seuls 10 % disposent de services impression managés. En cause, le manque d’implication des dirigeants pour appuyer les projets. La typologie de l’entreprise n’est pas, a priori, un facteur différenciant des offres. Si la plupart des prestataires savent s’adapter à un grand compte, une PME ou une très petite structure, c’est plutôt la nature du projet qui dicte les approches. « Think big, start small », conseillent les spécialistes : avoir une réflexion globale sur la gouvernance de l’impression et du document n’implique pas forcément de gros investissements de départ. D’autant que l’approche des prestataires s’assouplit. Elle repose sur la fourniture de briques technologiques qui servent à réorganiser la flotte de périphériques et optimiser la gestion des consommables, ou alors mettre en place des processus de dématérialisation en fonction des besoins métiers.

De l’impression à une optimisation globale des documents

Si les services d’impression managés améliorent le fonctionnement des infrastructures d’impression, ils préservent le capital informationnel de l’entreprise, à travers les MDS ou Management Document Services, sur lesquels se positionnent fabricants et spécialistes de la gestion documentaire. Ce prolongement des MPS vise à optimiser la gestion du cycle de vie du document avec, dans le rôle du parfait pivot, le multifonction. La frontière entre MPS et MDS marque le passage d’un service d’impression dont on rationalise les coûts à un service chargé d’optimiser le fonctionnement global de l’entreprise, avec à la clé une maitrise des principaux processus. Lorsqu’il s’agit de documents, le périmètre s’élargit et englobe le fonctionnement d’une organisation et ses processus, facturation et logistique par exemple. Les MPS bordent exclusivement l’impression tandis que les MDS prennent en compte le document et le traitement de l’information. Sont alors concernés les activités d’outsoursing liées au document, les systèmes d’accounting, de mesure de qualité, d’acquisition, de dématérialisation, de versement dans des bases de données à archivage à valeur probante ou long terme, etc. En ouvrant un périmètre d’action bien plus large, les concepteurs de solutions d’impression ont fait du multifonction un centre nerveux du traitement et de la distribution de l’information. Les BPS, business process services, sont également associés aux stratégies globales de dématérialisation.

Frédéric Bergonzoli