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Les pros du Web témoignent

Les clés de la réussitee-Commerce, les clés de la réussite

Les pros du Web témoignent

 

De l’entrée sur le marché au succès, de la start-up au site d’e-commerce reconnu, retours d’expérience d’entrepreneurs qui ont réussi : ressources humaines, stratégies, financement… De quoi s’inspirer !

Développer son activité en ligne, c’est surmonter chaque étape. “A la création, la clef, c’est le développement et donc avoir de quoi payer les développeurs, analyse Catherine Barba, entrepreneure du numérique, business angel et administratrice de la cagnotte en ligne Leetchi. Au lancement de l’activité, l’enjeu est de trouver des financements pour les salaires et le marketing. Après la levée de fonds, il faut augmenter le rayonnement de sa marque.”

Anne-Laure Constanza, fondatrice de la marque de mode digitale Envies de Fraises, témoigne : “Jusqu’en 2008, j’ai démarré avec 30 000 euros dans mon salon. J’étais “shiva” : styliste, sourceuse, webmarketeuse. Rendre la marque unique me motivait. Puis pendant 5 ans, les années de forte croissance ont été celles des premières levées de fonds et des premières erreurs : nous nous sommes lancés sur la puériculture puis sur les grandes tailles. Il faut savoir résister aux opportunités de business et rester très concentré. Il fallait alors construire une marque forte et désirable. Nous avons expédié 500 000 pièces en 2014 : la marque est ancrée. Il faut continuer à innover et à voir loin.”

Ne pas négliger l’investissement publicitaire

© C. Calais
Julien–Henri Maurice,
Bazarchic

Bazarchic, site de ventes privées lancé en 2006, spécialisé en mode, voyage, décoration et vin réalise aujourd’hui 100 M€ de CA. Julien–Henri Maurice, directeur marketing, explique : “En 2009, la levée de fonds a permis d’automatiser la supply chain, de faire du marketing, de lancer une application mobile. Aujourd’hui, le premier pourvoyeur en France d’applications est Facebook: 70% des téléchargements de nos applications sont faits via ce réseau social. C’est donc un budget publicitaire important.” Les témoins diffèrent quant à leur approche du recrutement. Bazarchic recrute des salariés qui ont la passion du digital, car ils vont apprendre “3 fois plus vite”. Anne-Laure Constanza estime avoir fait beaucoup d’erreurs de recrutement sur le critère de passion. Elle préfère désormais recruter sur les compétences: “La passion viendra.” En tout cas, soigner le recrutement des collaborateurs est primordial. Pour un bon casting en e-commerce, mieux vaut privilégier des personnes qui ont des capacités analytiques, la culture du test, une approche centrée consommateur.

© C. Calais
Les allées et la salle de conférence du Prestashop Day, bien remplies

Il faut tirer sur tous les coûts

A ne surtout pas négliger, la qualité des photos des produits en vente, donc du budget consacré aux shootings – le nerf de la guerre – et aux retouches. Une photo mal prise par rapport à une image bien prise mène à un taux de transformation pouvant varier de 1 à 10.

Et les fondamentaux économiques, numérique ou pas, restent valables. “Il faut tirer sur tous les coûts”, souligne Agathe Molinar, fondatrice de Lemon Curve, qui distribue maillots de bain et lingerie féminine. Les piliers de la rentabilité sont d’analyser les statistiques du site et les indicateurs de performance. Notamment, les raisons des abandons de panier sont à analyser. En outre, indique Catherine Barba, “il faut avoir une marge brute nette des coûts logistiques pour pouvoir investir en marketing.”

Site mobile ou application mobile ?

© C. Calais
Agathe Molinar,
fondatrice de Lemon Curve

Avoir un site responsive est aujourd’hui une nécessité. Mais entre site et application mobile, que choisir ? Bazarchic a opté il y a six ans pour l’application, même si cela nécessite de maintenir différents systèmes d’exploitation. Le mobile représente 60 % de l’audience du site de ventes privées. Agathe Molinar, fondatrice de Lemoncurve, préfère le site mobile, car l’application a du sens pour ceux qui ont déjà un certain niveau de notoriété : “Les clientes ne viennent pas de façon assez récurrente sur notre site de lingerie pour avoir l’utilité d’une application.”