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Affaire Cambridge Analytica/Facebook : 87 millions d’usagers affectés et de nouvelles dispositions de confidentialité

Le réseau aux plus de deux milliards d’utilisateurs est empêtré dans le scandale Cambridge Analytica depuis plus de deux semaines. Pour se sortir de ce mauvais pas, Facebook a détaillé mercredi 4 avril les nouvelles mesures prises pour rendre ses paramètres de confidentialité plus clairs et limiter le partage de données personnelles… peu avant d’annoncer que le scandale dans lequel le réseau social est empêtré a affecté 87 millions d’usagers.

La firme Cambridge Analytica a récupéré, via un questionnaire psychologique auquel ont répondu 270 000 personnes, les données de 87 millions – selon le nouveau chiffre annoncé par Facebook – de leurs amis, en 2014. Cela a permis à la société britannique de se constituer une précieuse base de données avant d’être embauchée par l’équipe de campagne de Donald Trump.

Le réseau social Facebook a revu mercredi à la hausse, à quelque 87 millions, le nombre d’utilisateurs dont les données ont été récupérées à leur insu par la firme Cambridge Analytica.

A l’époque, les applications autorisées par une personne avaient accès aux données de ses amis, ce qui explique le très grand nombre de personnes
affectées au final. Cette option a été supprimée en 2014, mais le PDG Mark Zuckerberg a reconnu que le réseau social devait mieux contrôler lui-même l’usage des données par les applications tierces. Depuis ces révélations, qui font l’objet d’enquêtes et de plaintes des deux côtés de l’Atlantique, le groupe est cloué au pilori et ne cesse de communiquer pour promettre davantage de transparence.

Des décisions éclairées à propos de la vie privée

« Il est important de montrer aux gens noir sur blanc comment fonctionnent nos produits, c’est l’une des façons qui permet aux gens de prendre des décisions éclairées à propos de leur vie privée« , a écrit Facebook sur son site. « Nous expliquons les services que nous proposons dans une langue qui est plus facile à lire« , ajoute le réseau, à propos de ces « conditions d’utilisation », qui, comme pour d’autres services internet, sont réunies dans de longues pages au jargon juridique rébarbatif.

Pas de nouveaux paramètres, mais des outils plus faciles à utiliser et expliqués « dans une langue plus facile à lire« , voilà ce que promet de réseau social aux plus de 2 milliards d’utilisateurs. Dans un autre texte diffusé mercredi, le site a détaillé des mesures pour limiter la diffusion de données personnelles, en particulier via des applications tierces.

Mark Zuckerberg, la « bonne personne » à la tête de Facebook

Mark Zuckerberg, patron de Facebook
Mark Zuckerberg

Interrogé sur le fait de savoir s’il était toujours la bonne personne à la tête du réseau lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, il a répondu « oui« , et ce, malgré les « erreurs » qu’il a une nouvelle fois reconnues, concernant la protection des données personnelles ou la lutte contre les manipulations politiques. « Je pense que nous aurions dû mieux faire depuis longtemps« , a aussi dit Mark Zuckerberg, qui a promis d’aller s’expliquer en personne le 11 avril devant des parlementaires américains, très remontés contre le groupe. M. Zuckerberg, s’est une nouvelle fois engagé « à faire mieux à l’avenir » même si « aucune mesure de sécurité ne sera parfaite« . « Nous devons avoir une vue plus large de notre responsabilité« , a-t-il encore dit.

Mark Zuckerberg s’expliquera la semaine prochaine, le 11 avril, devant des parlementaires américains sur ce scandale ainsi que sur sa réponse tardive aux manipulations politiques russes.

 

Auteur : La Rédaction avec AFP