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Accès indirects SAP : l’USF s’inquiète suite à une décision de justice britannique

tour SAP
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La décision récente d’un tribunal britannique reconnaissant l’exigibilité de droits de licence SAP pour des utilisateurs d’applications tierces interfacées avec SAP (affaire Diageo) ne devrait pas rassurer les utilisateurs des solutions de l’éditeur. Et l’USF s’en inquiète.

L’association des utilisateurs SAP francophones (USF) avait révélé sans sa dernière enquête française menée sur l’ERP SAP S/4HANA que 90% des répondants estimaient ne pas disposer d’informations suffisantes sur le modèle de licences et les droits d’usage de SAP S/4HANA. Plus de la moitié considéraient même ce niveau d’information comme mauvais. Rien ne semble réglé et une récente décision d’un tribunal britannique au sujet des accès indirects fait monter au créneau l’association.

Claude-Molly-Mitton_Président-de-l'USF« Notre sentiment est que la victoire de SAP est une victoire à la Pyrrhus. Cette affaire donne un signal négatif : elle risque de faire fuir certains prospects et clients de SAP, car elle constitue une épée de Damoclès pour les utilisateurs » commente Claude Molly-Mitton, président de l’USF. « L’USF a été, il y a déjà plusieurs années, l’un des tous premiers clubs utilisateurs SAP dans le monde à tirer le signal d’alarme sur les accès indirects. Cette problématique devient très concrète, en étant portée pour la première fois devant les tribunaux. Car dans cette affaire, SAP UK n’hésite pas à réclamer au client des redevances qui doubleraient le montant des droits de licence investi sur les systèmes SAP depuis 12 ans par ce client. Même si le contexte contractuel est ici à la fois assez ancien et manifestement spécifique, cette affaire risque de soulever davantage de doutes auprès des clients qui croient avoir réglé un prix définitif pour leurs actifs SAP. »

« Cette affaire donne une caisse de résonnance majeure à un problème que l’USF a été longtemps bien seule à dénoncer, mais aussi, espérons-le, poussera SAP à clarifier publiquement sa position sur le sujet, ce qu’elle n’a jamais fait à ce jour », expliquent Claude Molly-Mitton et Patrick Geai, vice-président de l’USF et président de la Commission pratiques commerciales avec SAP.

Même si le dialogue va continuer entre l’USF et SAP France sur ce sujet « complexe et sensible« , expliquent les deux responsables, il s’agit d’un sujet mondial, qui touche l’ensemble des utilisateurs SAP à travers le monde. En conséquence, l’USF sollicite officiellement le SUGEN (SAP User Group Executive Network), réseau international des 20 plus importants clubs d’utilisateurs SAP au monde (sauf DSAG), « pour qu’il adresse très rapidement ce problème au plus haut niveau avec SAP« .