Par Nicolas Ricard, PDG chez Axonaut
Payer en retard est devenu la norme entre entreprises. Aujourd’hui, une facture est réglée en moyenne au-delà de 40 jours, bien loin des délais légaux (1). Pour les TPE, cette dérive n’est pas anodine : les impayés figurent parmi les premières causes de défaillance.
Faut-il pour autant s’y résigner ? Chez Axonaut, notre expérience terrain montre que la facturation électronique peut contribuer à inverser la tendance – bien au-delà de son objectif initial de collecte de la TVA. Premier changement majeur : la fin du “je n’ai pas reçu la facture” . Avec des flux tracés et normés, la contestation va devenir marginale, réduisant mécaniquement litiges et retards.
Mais l’impact le plus profond est ailleurs, dans la numérisation complète du cycle de vie de la facture. Grâce à sa numérisation, la facture devient un objet pilotable. Relances automatiques, recouvrement en un clic, vérification de la solvabilité intégré, programmation des paiements… Ces fonctionnalités liées à la facture électronique sont puissantes et les effets sont concrets.
Sur une année, les entreprises utilisant notre solution affichent un délai moyen de paiement de 15,4 jours. C’est près de 20 jours de moins que la moyenne observée pour les TPE. Ces résultats ne tiennent pas du hasard. Ils sont le fruit d’une combinaison de facteurs : simplicité du paiement, automatisation des relances, visibilité en temps réel sur les encours.
Sur plus de deux millions de factures émises en une année, seules 4 % ont nécessité une relance. Et parmi celles-ci, plus de la moitié ont été réglées après une seule relance automatique. Ce chiffre est aussi révélateur : dans bien des cas, le retard n’est pas lié à une incapacité de payer, mais à un manque de suivi ou à un oubli.
La facturation électronique ne supprimera pas tous les impayés. Mais elle peut éliminer une grande partie des retards évitables et rééquilibrer les relations entre entreprises au bénéfice des plus petites.
Encore faut-il faire le choix de l’action : ne pas la voir comme une obligation, mais comme un outil de pilotage. Car, grâce aux fonctionnalités de suivi et de paiement qui l’accompagnent, la facturation électronique s’impose déjà comme un levier de compétitivité pour les TPE françaises.
1 Banque de France : OBSERVATOIRE DES DÉLAIS DE PAIEMENT RAPPORT ANNUEL 2022 https://publications.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/odp2022_web.pdf

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