Accueil Cybersécurité Un cybercaïd ukrainien, auteur de centaines de cyberattaques, arrêté en Espagne

Un cybercaïd ukrainien, auteur de centaines de cyberattaques, arrêté en Espagne

Hacker
Pirate informatique

L’Espagne et Europol ont annoncé, lundi 26 mars, l’arrestation d’un Ukrainien soupçonné d’être le cerveau de centaines de cyberattaques lancées depuis l’Espagne contre des banques en Russie et à travers le monde, pour un préjudice de près d’un milliard d’euros.

Le dirigeant du gang soupçonné d’être derrière les attaques connues sous le nom de « Carbanak » et « Cobalt » a été appréhendé à Alicante, dans le sud-est de l’Espagne, a annoncé Europol dans un communiqué. Au total, « plus de 100 institutions financières dans 40 pays » avaient été visées par ces actions de piratage, a indiqué l’agence européenne spécialisée dans la répression de la criminalité, estimant que « les pertes cumulées
dépassent le milliard d’euros pour le secteur financier« .

Un accès à pratiquement toutes les banques de Russie

Le ministère espagnol de l’Intérieur précise dans un communiqué que le suspect de nationalité ukrainienne – Denis K. – et ses trois collaborateurs russes ou ukrainiens « avaient pu accéder à pratiquement toutes les banques de Russie et effectuer des retraits à des distributeurs de Madrid pour un demi-million d’euros« . « Il était le cerveau d’un groupe de pirates informatiques qui prenaient le contrôle de systèmes informatiques d’entités bancaires, ce qui leur permettait de vider des distributeurs à distance, de modifier des comptes destinataires de virements de grande importance »… selon le communiqué du ministère.
En outre, les bénéfices réalisés par les pirates informatiques étaient « immédiatement convertis en monnaie virtuelle (du style bitcoin, ndlr) afin de faciliter leur mouvement dans un réseau international de blanchiment de capitaux ». L’opération ayant abouti à l’arrestation du suspect était coordonnée par Europol et le parquet spécialisé dans la criminalité informatique en Espagne.

 

Auteur : La Rédaction avec AFP