Accueil Enquête Trajet domicile-travail pénible : 40 % des salariés souhaitent plus de télétravail

Trajet domicile-travail pénible : 40 % des salariés souhaitent plus de télétravail

Les trajets domicile-travail restent un problème pour les Français qui attendent plus de flexibilité de leur employeur sur l’aménagement du temps de travail et le télétravail.

Pour 3 salariés sur 10, le temps de trajet domicile/travail a un impact négatif sur leur équilibre vie professionnelle/vie personnelle. De fait, 46 % des salariés réclament davantage de flexibilité sur l’aménagement du temps de travail et 40 % plus de recours au télétravail.
En outre, pour 73% des salariés, il est du devoir des entreprises de répondre aux problématiques de leur déplacement en vue de limiter l’impact environnemental de leurs trajets. Point d’autant plus important au regard de la loi relative aux Plans de Déplacements d’Entreprise (PDE), obligatoire depuis le 1er janvier 2018. Ces chiffres sont issus d’une étude BVA réalisée pour Salesforce auprès de 1200 salariés.

 

 

Le numérique, un outil de mobilité urbaine ?

De plus en plus présent au sein du monde de l’entreprise, le télétravail a nettement modifié ces dernières années la façon de fonctionner des sociétés. Régi par le Code du travail depuis 2012 avec la loi Warsmann, assouplie par ordonnance en 2017, le télétravail a sans conteste bousculé les habitudes des entreprises et de leurs salariés. « Il apparait clair qu’aujourd’hui la digitalisation de la société fait écho aux aspirations à travailler autrement. Les besoins de mobilité des salariés étant en forte croissance, cela va obliger les entreprises à faire preuve de plus de flexibilité et ce dans un intérêt collectif de
bien-être, de performance et au service du développement durable », explique Samuel Bonamigo, directeur général adjoint chez Salesforce France.

En moyenne, les salariés mettent 37 minutes pour rejoindre leur lieu de travail, soit près d’1h15 passée chaque jour dans les transports. Des trajets qui ne riment pas forcément avec moments de détente : un quart des salariés (27 %) déclarent travailler (appels téléphoniques, lecture de documents, rédaction d’emails) au moins de temps en temps durant leur trajet, un pourcentage qui monte à 46 % pour les usagers des transports en commun.
Si les salariés estiment largement que leur temps de trajet est acceptable (79 %) et agréable (73 %), ces résultats masquent de forts écarts de perception selon le lieu de résidence : les personnes qui vivent en zone rurale se montrent très satisfaites (83% jugent leur temps de trajet acceptable et 80% agréable), tandis que les personnes qui habitent dans la région parisienne sont beaucoup plus critiques : un tiers le qualifie d’inacceptable (34%) et près de la moitié (43%) de désagréable.

Les nuisances liées au trajet, une problématique davantage parisienne

Ceux qui utilisent les transports en commun sont également 46% à qualifier leur trajet de « désagréable ». Ce résultat est par ailleurs directement lié au temps de trajet, la barrière symbolique de l’heure de trajet jouant à plein : au-delà d’une heure de trajet aller, ce dernier est jugé majoritairement inacceptable (66%) et désagréable (61%).

Il reste qu’à l’heure du numérique et du développement de l’activité à distance, les localisations résidentielles de demain peuvent se déplacer avec davantage de liberté. Cela peut être une réelle opportunité de rééquilibrage des territoires.

 

Juliette Paoli