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Semi-conducteurs : Fusion Qualcomm – NXP mal partie

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Qualcomm pourquit Apple

(AFP) – Le géant américain des semi-conducteurs Qualcomm prévoit d’abandonner  son projet de rachat du néerlandais NXP, en l’absence d’accord des autorités de régulation chinoises, a-t-il annoncé.

« En l’absence de nouveaux développements » venant des autorités chinoises d’ici la date butoir fixée à mercredi 25 juillet au soir (23H59, heure de New York), Qualcomm abandonnera ce projet à 43 milliards de dollars, a indiqué dans un communiqué le patron du groupe Steve Mollenkopf, sur fond de graves tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Interrogé plus de trois heures après l’expiration du délai, le porte-parole
du ministère chinois du Commerce, Gao Feng, n’a pas voulu dire si Pékin avait
ou non bloqué l’acquisition. Il a en revanche assuré que ce dossier n’avait « rien à voir avec les  frictions commerciales sino-américaines« .

Un projet retardé plusieurs fois

Ce projet a connu bien des rebondissements et a déjà été plusieurs fois retardé. Dans le bras de fer qui se joue entre les fabricants mondiaux de semi-conducteurs, compliqué par les tensions commerciales entre Washington et Pékin, Qualcomm, spécialisé dans les composants pour téléphones mobiles, attend depuis des mois l’aval des autorités chinoises pour cette opération. Le projet avait pourtant déjà obtenu, souvent avec difficulté, l’autorisation des instances réglementaires de huit autres pays.
En février, Qualcomm avait relevé son offre de rachat sur NXP – de 110 à 127 dollars l’action – au grand dam d’un autre fabricant de semi-conducteurs, Broadcom, qui avait lui-même lancé une OPA hostile sur Qualcomm, bloquée finalement par la Maison Blanche.
Washington estimait que le rachat de Qualcomm par Broadcom – alors basé à Singapour – aiderait des entreprises chinoises comme Huawei à dominer le marché stratégique de l’Internet mobile ultra rapide, la 5G.

Qualcomm, un gros fournisseur d’Apple et qui pèse environ 80 milliards en Bourse, est régulièrement aux prises avec les autorités de la concurrence. Le groupe a été mis à l’amende dans plusieurs pays ou régions comme en Corée du sud, en Chine, à Taïwan, ou dans l’Union européenne.
Faute de rachat de NXP, Qualcomm versera une indemnité de rupture de 2 milliards de dollars.