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Université de l’AFCDP – 1 000 DPO présents et une association qui devient un interlocuteur privilégié à l’heure du RGPD

Le 14 janvier, l’AFCDP, association qui regroupe les professionnels de la protection des données, organisait sa 14ème Université des DPO (Délégués à la protection des données) à la Maison de la Mutualité à Paris. L’occasion de faire le point avec Paul-Olivier Gibert, président de l’AFCDP.

Il était assez impressionnant de voir ce flot de professionnels de la conformité au RGPD et à la loi Informatique et Libertés, hommes et femmes tout aussi bien représentés, venus assister aux ateliers et conférences, dont celle de la présidente de la Cnil, Marie-Laure Denis, organisés pendant cette journée. L’AFCDP y attendait 1 000 délégués à la protection des données. Pari gagné, 20 mois après l’entrée en application du RGPD, le règlement européen sur la protection des données personnelles.

Paul-Olivier Gibert, rencontré à l’occasion de l’Université des DPO

De la création des Correspondants Informatique et Libertés (CIL) à celle des DPO, issus de directives et règlements européens, l’association a vécu plusieurs périodes, rappelle Paul-Olivier Gibert. L’association a doublé de taille « sans difficulté » après le RGPD – elle regroupe aujourd’hui 6 000 professionnels – grâce à son adaptation, à sa faculté « de se remettre en cause », et un « budget » qui a suivi. En 2019, les attentes des professionnels, qui souhaitent « échanger les bonnes pratiques », restent les mêmes vis à vis de l’association : « être un meilleur DPO ».

L’AFCDP, un interlocuteur de plus en plus réclamé

Mais l’AFCDP a aussi une nouvelle mission, celle d’intermédiaire pour diverses structures, instances et autorités de régulation dont la Commission Nationale de l’informatique et des Libertés en particulier, que l’association rencontre plusieurs fois par an : « Je vois la présidente tous les ans, et des réunions d’échange ont lieu tous les trimestres », indique Paul-Olivier Gibert. Ainsi, en ce moment, la Commission travaille sur des projets de référentiels destinés à aider les professionnels à déterminer les durées de conservation de leurs traitements et souhaite recevoir l’avis des membres de l’AFCDP sur le projet relatif au secteur RH.
L’association multiplie les échanges avec diverses organisations, comme le CNB, Conseil National des Barreaux, avec lequel des contacts ont eu lieu cet été, ou encore la justice et les parlementaires. Paul-Olivier Gibert souhaite « travailler sur la présence et la prise de parole des DPO ». Des DPO qui vivent aussi à l’heure des innovations numériques. Et dans ce cadre, leur enjeu n’est pas d’être « un point de blocage », mais « un appui ».