Accueil Cybersécurité Face à la cybercriminalité, des réservistes volontaires au service des entreprises

Face à la cybercriminalité, des réservistes volontaires au service des entreprises

(AFP) – Sensibiliser les entreprises face aux risques liés à la cybercriminalité : la police disposera d’ici la fin du mois de juin d’un réseau de référents cybermenaces (RCM), composé de professionnels du privé volontaires, pour couvrir l’ensemble du territoire métropolitain.

« Il faut travailler sur l’anticipation, construire la robustesse des systèmes d’information bien en amont d’une attaque« , affirme Catherine Chambon, sous-directrice de la lutte contre la cybercriminalité à la direction centrale de la police judiciaire, chargée du déploiement des RCM, inaugurés en 2018. D’ici à la fin du mois de juin, toutes les directions territoriales de la police française auront mis en place des RCM.

Expert-comptable, assureur, juriste, cadre dans l’informatique : les profils des référents montrent une appétence pour la donnée financière et les enjeux liés au numérique. Intervenant le plus souvent à la demande des entreprises, ils prodiguent ensuite gratuitement des conseils appliqués à chaque strate de la structure, du simple employé au cadre dirigeant jusqu’aux techniciens responsables des systèmes d’information.

Les services de Mme Chambon ont enregistré 1 470 plaintes l’an dernier. « Seules 4 à 6 % concernent des rançongiciels, mais ce chiffre est sous-estimé car beaucoup d’entreprises ne déposent pas plainte« , poursuit-elle, à propos des attaques lancées par des pirates qui bloquent les données d’une victime et la somment de payer une rançon pour recouvrer l’usage de ses systèmes.

La prévention avant tout

Younes, gérant d’une société d’informatique en Auvergne-Rhône-Alpes, affirme avoir voulu rejoindre les rangs des RCM « dans un souci de partage« . « On aide à monter en compétences. C’est crucial car le capital numérique peut être perdu du jour au lendemain« , affirme le professionnel au cours d’un point presse organisé par la police nationale pour faire la promotion du dispositif.
« Si le préjudice causé par la cybercriminalité peut facilement être déterminé, les enquêtes sont ensuite difficiles à mener« , abonde Judicaële Ruby, commissaire divisionnaire à la tête de la brigade financière de Lyon dont les équipes sont associées au RCM. « Plus on fait de la prévention, plus on parviendra à éviter cette criminalité« , dit-elle.

Environ 7 000 PME et TPE ont déjà été approchées et sensibilisées partout en France par la cinquantaine de réservistes ayant rejoint le réseau

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