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Qualités 3G et 4G : l'UFC-Que Choisir sonne l'alarme

Dans un communiqué mis en ligne le 21 octobre 2014 et portant sur les services mobiles 3G et 4G, l’association de consommateurs dénonce ce qu’elle appelle « l'inadmissible mobilité de la qualité ».

Tout juste un an après sa dernière enquête sur la qualité des services 3G, UFC-Que Choisir renouvelle l’opération en y intégrant la 4G. Et les résultats sont loin d’être satisfaisants… « L’UFC-Que Choisir dresse des constats accablants qui l’amènent à réaffirmer l’urgence à faire toute la lumière sur les origines des restrictions sur la 3G et mettre en place des critères de qualité assurant les consommateurs de pouvoir utiliser dans les meilleures conditions les technologies mobiles sur l’ensemble des zones où elles sont prétendument disponibles. » 

Qualité de la 3G : Orange en tête

En matière de qualité de services 3G, Orange tire clairement son épingle du jeu (taux de qualité de 87,6%), devant Bouygues Telecom (83,3%) et SFR (76,4%). Mais « SFR monte sur la troisième marche du podium en montrant régulièrement des signes de faiblesses particulièrement marqués », indique l’association. Free Mobile (65 %) offre la qualité de service la plus faible. A ce propos, l’UFC-Que Choisir déplore la persistance criante de la faible qualité de service des clients de l’opérateur dès qu’il leur faut passer par l’itinérance Orange, et non par le propre réseau de Free…. « Une anomalie qui apparaît désormais comme totalement structurelle », pour l’association.

4G : différences de qualité et géographiques

Les relevés sur la 4G mettent aussi en lumière d’importants écarts qualitatifs entre opérateurs. Orange arrive en tête (taux de qualité de 90,%) devant Bouygues Telecom (84,%), Free Mobile (78,%) et SFR (72,%). Mais les différences sont également géographiques : la qualité de la 4G est en effet corrélée à la taille des villes auditées (Aix-en Provence, Bordeaux et Paris). A Paris, le débit médian en téléchargement est de 35,1 Mbit/s, mais tombe à 28,3 Mbit/s à Bordeaux et chute à 12,1 Mbits/s à Aix-en-Provence. « Les débits peuvent atteindre des niveaux tellement faibles que la 4G se situe très loin des standards de la technologique, tels que présentés aux consommateurs dans les campagnes publicitaires », regrette l’association qui donne l’exemple d’Aix-en-Provence, où SFR n’affiche qu’un débit médian de 3,2 Mbits/s, loin du débit théorique de 115 Mbit/s.

L’association invite les consommateurs à alimenter l’Observatoire de la couverture de l’Internet mobile en téléchargeant et utilisant l’application « Info Réseau », disponible sur le Google Play Store, et à consulter la carte de la couverture mobile actualisée.

Juliette Paoli