Accueil Livres Livre – « Le petit télétravail », l’essentiel pour réussir le travail à distance

Livre – « Le petit télétravail », l’essentiel pour réussir le travail à distance

Livre "Le petit télétravail"

Publié par Frantz Gault aux éditions Dunod dans la collection « Les petits experts », ce guide est une mine d’informations pour les entreprises soucieuses de mettre en place après la pandémie une politique de télétravail pérenne.

Voilà plus de 10 ans que Frantz Gault, cofondateur de LBMG Worklabs aide les entreprises à mettre en place de nouvelles solutions innovantes pour travailler et vivre autrement. Fervent partisan du concept « travailler de partout », – LBMG a sorti en 2010 Neo-Nomade, le premier guide des tiers lieux -, il se pose ouvertement en pourfendeur de la culture « bureau centric« .

Son guide « Le petit télétravail 2021. L’essentiel en bref » témoigne d’une vision experte du travail à distance. Pratique (poids plume et format longiligne), concis et concret, expurgé de tout enjolivement inutile, il fait un tour d’horizon complet en 15 fiches réparties dans cinq chapitres (Cadre, Modalités, Impacts, Culture et Digital) de tous les aspects du télétravail.

Au chapitre de la culture, la fiche 10 aborde l’accompagnement au changement, via en particulier la formation des télétravailleurs. L’auteur souligne à cet égard (page 32) que pour certains collaborateurs, le télétravail peut induire l’acquisition de nouvelles compétences numériques telles que les bons réflexes du « social digital« .

Frantz Gault
DR : LBMG Worklabs

« Le social digital est l’ensemble des compétences socio-techniques, c’est-à-dire la croisée des usages collaboratifs et sociaux et de la technologie, confie-t-il à Solutions Numériques. Typiquement, un télétravailleur peut avoir à sa disposition plus d’une demi douzaine d’outils de communication et de collaboration : mobile, SMS, WhatsApp, chat, e-mail, visioconférence… S’il les laisse constamment allumés, ça devient infernal et il n’a plus le temps de se concentrer sur ses tâches. Il faut donc qu’il structure quel canal il va utiliser pour quel type de message. Ensuite, il doit gérer le droit à la déconnexion en établissant ses règles avec son équipe ou son entreprise ».
Quant à la politique globale de télétravail de l’entreprise, comment procéder pour bien la définir ? « Elle doit être co-construite par les salariés au niveau de leur équipe afin que soient pris en compte leurs compétences, leurs processus, leur culture, leurs caractéristiques psychosociales… », affirme Frantz Gault.

L’autonomie digitale pour réussir le télétravail

A la fin de son ouvrage (fiche 13 : « Les outils du télétravail »), Frantz Gault insiste sur la nécessité de former les collaborateurs au numérique pour leur permettre d’acquérir ce qu’il appelle l’autonomie digitale. Comme il le relève, les meilleurs outils du monde ne seront en effet pas d’une grande utilité si les collaborateurs n’en maîtrisent pas l’usage. Il édicte les principes fondamentaux de cette autonomie digitale sous forme d’un cercle (voir schéma) intégrant les différentes compétences à assimiler pour produire, sécuriser, comprendre, résoudre, s’informer, se protéger, collaborer et communiquer avec le numérique. « LBMG Worklabs a élaboré ce cercle en se basant sur les travaux de chercheurs, pour l’essentiel américains, et sur les travaux d’institutions internationales comme l’ONU, confie-t-il. Ce type de référentiel n’existe globalement pas dans les entreprises françaises ».

DR : LBMG Worklabs

Selon Frantz Gault, l’écart entre les fondamentaux décrits dans le cercle et la pratique dans les entreprises est malheureusement encore gigantesque. « Au 21ème siècle, il est essentiel, alors que tout le monde passe la moitié de son temps sur des outils digitaux, de pouvoir gérer la sécurité de ses appareils, de ses données… Mais dans la pratique, les entreprises ne prennent pas ce sujet à bras le corps. Globalement, elles mettent des outils à disposition et la formation à ces outils est très faible. Ce sont en général de petits tutoriels vidéo ou écrits, et libre à chacun de les consulter ou non, déclare-t-il. En matière de compétences plus larges telles que je les énonce, c’est un peu le désert. Chaque individu, équipe ou manager va prendre l’initiative de s’approprier ou non les outils, d’en utiliser d’autres, ce qui aboutit à une situation quelque peu anarchique ».

 

Patricia Dreidemy