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L’internet des objets pourrait générer mille milliards d’euros en Europe

Steve Austin valait déjà trois milliards, l’Internet des objets représentera, lui, mille milliards d’euros.

L’édition 2015 de l’étude relative au secteur high-tech en Europe menée par le cabinet en stratégie A.T. Kearney et qui se concentre sur l’Internet des objets  estime que cette technologie représente un potentiel économique de près de mille milliards d’euros et pourrait relancer une croissance atone, avec sept points de croissance prévue d’ici à 2025.

Sur l’estimation de 940 milliards d’euros de croissance globale prévue, il compte :

430 Md€ en gains de productivité
300 Md€ en augmentation du pouvoir d’achat
210 Md€ en temps individuel libéré.

5 secteurs industriels principaux sont concernés :

Transport et hôtellerie : 250 Md€
Santé : 235 Md€
Domotique domestique : 160 Md€
Matériel industriel : 160 Md€
Distribution, commerce et vente en gros : 60 Md€

L’Europe pourrait capitaliser sur 7 secteurs majeurs où elle dispose de réels avantages concurrentiels : la santé, les utilities (smart grid, smart water, smart gas), l’automobile, les opérateurs télécom, les institutions financières, les machines industrielles et la sécurité.

Sur le marché des solutions technologiques, le cabinet liste et chiffre :

Systèmes d’intégration : 22 Md€
Services et plateformes d’agrégation : 18 Md€
Prestataires cloud, analytics, automation et sécurité : 15 Md€
Connectivité : 15 Md€
Composants et modules pour objets connectés : 10 Md€
Software système et management : 1 Md€

« L’Europe dispose des potentiels technologiques, industriels et réglementaires pour prendre la pole position dans cette nouvelle révolution digitale, mais cela nécessite des choix stratégiques immédiats », prévient le cabinet. Pour se donner les meilleurs chances de succès, au-delà des enjeux technologiques, les acteurs européens devront repenser leurs business models, prendre le risque d’investir dans les secteurs des objets connectés, imaginer de nouveaux process et définir des standards communs afin de permettre une interopérabilité globale. « Sans cette synergie de réinvention et de prise de risque, indique Julien Vincent, directeur au cabinet A.T. Kearney et co-auteur de l’étude, l’opportunité de prendre le lead sur l’Internet des objets pourraient bien échapper à l’Europe. Il est notamment capital que les groupes industriels historiques et les acteurs high-tech travaillent de concert : ce changement de logiciel est stratégique ».

 

 

Juliette Paoli