Accueil Enquête Les salariés peu sensibilisés à la cybersécurité

Les salariés peu sensibilisés à la cybersécurité

Fondée sur un panel de 28 000 personnes interrogées dans 12 entreprises majeures, une étude menée par Solucom et Conscio Technologies met en lumière le manque de connaissance et d’aptitude à agir des salariés.

Premier enseignement, la fragilité des entreprises face à l’ingénierie sociale (faux emails de type phishing, escroqueries au président, appels téléphoniques frauduleux…) est clairement démontrée. 46% des collaborateurs ne connaissent pas les comportements à adopter face à ce type d’attaques. « L’ingénierie sociale est aujourd’hui le vecteur n°1 pour réaliser des fraudes ou s’introduire dans les réseaux d’entreprise. L’ensemble des collaborateurs doit connaître cette menace et surtout savoir comment se comporter, en particulier en alertant rapidement les responsables sécurité » explique Gérôme Billois, senior manager cybersécurité chez Solucom. « La majorité des incidents ou pertes de données sont déclenchés par le facteur humain. Il est donc primordial de sensibiliser les salariés aux bonnes pratiques et d’envisager la sécurité dans son ensemble. » confirme Michel Gérard, directeur de Conscio Technologies.

Les bonnes pratiques de sécurité des mots de passe maitrisées par 47% des collaborateurs

Deuxième enseignement, les mots de passe restent un sujet complexe pour les collaborateurs des entreprises. 88 % d’entre eux sont sensibilisés sur la nécessité d’avoir un mot de passe de bonne qualité (longueur, absence de mots existants…) mais seulement 47 % adoptent les bonnes pratiques dans leurs activités quotidiennes. « Ce chiffre montre que malgré de bonnes intentions, seule la mise en place de mécanismes techniques pour forcer la qualité des mots de passe fera évoluer la situation » analyse Gérôme Billois.

La réglementation, un sujet connu par 63 % des collaborateurs

Enfin, il apparaît que les collaborateurs des grandes entreprises ne sont pas assez sensibilisés aux réglementations sur la protection des données à caractère personnel. Ce thème obtient globalement le plus faible des scores, avec 63 % des répondants connaissant les règles de base sur la protection des données des clients ou des collaborateurs. « Ceci fait courir un risque juridique direct aux entreprises, d’autant plus que la réglementation va très prochainement se durcir avec le nouveau règlement européen sur les données à caractère personnel » détaille Gérôme Billois.

 

Juliette Paoli