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“La cybersécurité ne sera plus jamais comme avant” : Ready For IT dévoile ce que la disruption IA a vraiment coûté

Maria Iacono, Directrice de Ready For IT. Crédit : Yann Coatsaliou – Ready For IT.

Du 2 au 4 juin à Monaco, Ready For IT a réuni 700 décideurs dans une ambiance que Maria Iacono, directrice de l’événement et des Assises de la cybersécurité, résume : celle d’une communauté en alerte et cherche à reconstruire ce que l’IA a abîmé en allant trop vite.

Déploiements sauvages, budgets perdus : la facture de l’hiver IA

Ce n’est pas une métaphore. L’hiver 2024-2025 a laissé des traces concrètes dans les systèmes d’information des entreprises du Midmarket et des ETI. Des chatbots bricolés par les métiers sans passer par la DSI, des agents venus remplacer des outils CRM entiers, installés sans gouvernance, sans suivi, sans filet. “Les implantations se faisaient de manière sauvage, et c’est un mot que je pèse”, dit Maria Iacono. Des projets abandonnés, des budgets engloutis, et une confiance érodée à tous les étages.

Ce que Ready For IT 2026 a révélé, c’est que cette séquence n’est pas un accident. C’est la mécanique classique de toute disruption technologique majeure. “Quand il y a une vraie disruption dans un marché, ça se passe souvent par la casse”, analyse Maria Iacono. Comme l’iPhone en son temps, comme la télévision avant lui. Sauf que cette fois, la casse n’a pas seulement balayé des concurrents : elle a touché les fondations mêmes de la confiance numérique.

“Pour la première fois, on a touché à des produits de confiance”

Maria Iacono, directrice de Ready for IT et des Assises de la cybersécurité.

La bataille s’est aussi jouée entre acteurs de l’IA eux-mêmes, dans une course à la visibilité qui n’a pas épargné les utilisateurs. Anthropic, OpenAI, Mistral : qui prend les parts de marché, qui impose ses standards, quelle place pour le souverain européen ? Ces questions ont traversé l’hiver comme autant de facteurs d’instabilité supplémentaires pour des DSI déjà dépassés par la vitesse des déploiements internes.

La bonne nouvelle, et Ready For IT l’a clairement mise en lumière, c’est qu’après des mois de déploiements menés sans elle, le rôle de la DSI sort renforcé de cette séquence douloureuse. La leçon a été apprise, brutalement.

Des Assises qui osent, parce qu’il le faut

L’autre événement que pilote Maria Iacono, les Assises de la cybersécurité, se tiendront en octobre à Monaco avec un thème choisi par le président d’honneur Fabrice Bru, le directeur cybersécurité & architecture du Groupement Mousquetaires et président du CESIN : “Osons.” 

La distinction entre les deux événements est nette. Là où Ready For IT s’adresse aux décideurs des ETI et du midmarket autour de l’automatisation et de la productivité, les Assises sont le rendez-vous du CAC 40 et des grandes entreprises françaises, centré sur ce que l’IA fait à la cybersécurité elle-même : détection des deepfakes, fraudes au président, gestion des vulnérabilités. 

“Osons remettre l’humain au centre de cette révolution. Osons élargir le maillage européen. Osons prendre le dessus sur ces technologies et réduire notre dépendance numérique internationale.”

“Osons” ne signifie pas ignorer la menace. C’est précisément parce qu’elle est regardée en face, dans toutes ses complexités, que la posture attentiste n’est plus tenable.