HP nous a confié deux de ses PC portables professionnels premium, les EliteBook Ultra G1i et EliteBook X G1a. Pendant plusieurs semaines, ils ont remplacé notre poste de travail habituel. Rédaction d’articles, recherches documentaires, visioconférences, retranscriptions d’interviews, navigation web intensive et utilisation quotidienne d’outils d’intelligence artificielle ont constitué notre terrain d’essai. Au-delà des fiches techniques et des promesses marketing autour de l’IA, cette prise en main permet surtout d’observer ce qui compte réellement dans le quotidien d’un professionnel.
Quand le PC disparaît derrière le travail
La première surprise de cette prise en main est peut-être la plus révélatrice. Après quelques jours d’utilisation, nous avons cessé de penser aux ordinateurs eux-mêmes. Word, Outlook, Teams, Chrome, plusieurs dizaines d’onglets ouverts simultanément, plateformes collaboratives, ChatGPT, Copilot, Gemini ou encore différents outils de transcription, documents PDF volumineux… Les deux machines ont absorbé sans difficulté les tâches qui rythment désormais le quotidien de nombreux professionnels.
C’est finalement l’un des constats les plus intéressants de ce test. Les PC professionnels premium ont atteint un niveau de maturité où la question n’est plus uniquement celle de la puissance. Pour une grande partie des usages courants, les performances sont déjà largement suffisantes. La différence se joue désormais ailleurs.
L’EliteBook Ultra G1i, champion de la mobilité
Parmi les deux modèles, c’est probablement l’EliteBook Ultra G1i qui nous a le plus surpris au quotidien. Sa principale qualité ne figure pas forcément en tête des fiches techniques. Il s’agit de sa capacité à se faire oublier. Léger, compact, facile à transporter, il accompagne naturellement les déplacements sans devenir une contrainte. Après plusieurs jours d’utilisation, il finit même par disparaître du paysage.
L’écran constitue l’autre excellente surprise. Malgré un format relativement contenu, l’impression d’espace disponible est étonnante. La luminosité et la qualité d’affichage procurent un réel confort de travail, notamment pour les activités qui impliquent de longues heures de lecture ou de rédaction. Dans un contexte où de nombreux professionnels passent leur journée entre traitement de texte, messagerie, visioconférences et navigation web, cette qualité d’affichage compte souvent davantage que quelques points supplémentaires dans un benchmark.
L’ensemble dégage également une impression de produit haut de gamme. HP soigne visiblement les finitions, la qualité perçue et les détails. Le G1i apparaît ainsi comme une machine particulièrement adaptée aux profils mobiles qui privilégient avant tout le confort d’utilisation.
Des performances solides mais sans effet spectaculaire
Contrairement à certaines machines qui mettent en avant leur puissance brute, le G1i privilégie l’équilibre. Il accomplit tout ce qu’on lui demande avec fluidité, mais ce n’est pas sa vocation première qui reste en mémoire après plusieurs semaines d’utilisation. Quelques limites apparaissent néanmoins. La phase de configuration initiale s’est révélée relativement longue avant de pouvoir commencer à travailler réellement. L’autonomie, quant à elle, constitue probablement le point sur lequel nous attendions davantage.
Les deux machines tiennent une journée de travail classique dans de bonnes conditions. Pour autant, nous n’avons jamais ressenti cette sensation rare qui permet de partir en déplacement sans même réfléchir à l’emplacement du chargeur. Un constat qui n’est d’ailleurs pas propre à HP et que l’on retrouve sur de nombreux ultraportables premium actuels.
La sécurité, argument discret mais central
Contrairement aux performances ou à la qualité d’affichage, la sécurité est un domaine difficile à évaluer lors d’une simple prise en main. Pourtant, c’est probablement l’un des principaux arguments de ces machines pour les entreprises. HP met en avant son écosystème Wolf Security, qui combine plusieurs mécanismes de protection destinés à sécuriser le poste de travail. Protection du BIOS, isolation de contenus potentiellement malveillants, surveillance de processus critiques ou encore mécanismes de restauration du système font partie des outils proposés.
Dans les faits, cette couche de sécurité reste largement invisible pour l’utilisateur. Nous n’avons jamais eu le sentiment de travailler dans un environnement contraignant ou excessivement verrouillé. Pour les équipes informatiques, l’intérêt réside davantage dans la capacité à renforcer la protection des postes sans dégrader l’expérience utilisateur.
Cette approche contribue à positionner ces EliteBook comme de véritables outils professionnels. Dans un contexte où les attaques par phishing, le vol d’identifiants ou les compromissions de postes restent parmi les principaux vecteurs d’intrusion, ces briques de sécurité peuvent peser autant dans la décision d’achat que les caractéristiques matérielles.
L’EliteBook X G1a regarde davantage vers l’avenir
Avec l’EliteBook X G1a, HP adopte une approche sensiblement différente. La qualité de fabrication demeure excellente, mais la machine affiche davantage d’ambition sur le terrain des performances et de l’intelligence artificielle. Cette orientation se ressent rapidement dans les scénarios de multitâche intensif. Lorsque les applications s’accumulent, que plusieurs outils collaboratifs restent ouverts en permanence, que les visioconférences se succèdent et que les services d’IA s’ajoutent à l’équation, le X G1a semble disposer d’une marge de manœuvre supérieure. Nous n’avons observé aucun ralentissement et la machine ne semble même pas souffrir.
Il donne davantage l’impression d’une station de travail mobile que d’un simple ultraportable. Cette réserve de puissance supplémentaire ne bouleverse pas forcément les usages bureautiques traditionnels, mais elle apporte un confort appréciable pour les utilisateurs les plus exigeants. Cette différence reste toutefois plus progressive que spectaculaire. Pour un professionnel travaillant essentiellement dans des applications bureautiques classiques, les bénéfices apparaîtront parfois plus subtils que ne le suggèrent les discours marketing actuels autour de l’IA.
Cela a bien sûr un impact sur le poids de l’appareil. Le X G1a reste parfaitement mobile et transportable au quotidien, mais nous quittons ici la catégorie poids plume incarnée par l’Ultra G1i.
Les PC IA sont-ils déjà indispensables ?
C’est probablement la question qui accompagne aujourd’hui tous les lancements de PC professionnels. L’intelligence artificielle occupe désormais une place centrale dans les argumentaires des constructeurs. NPU dédiés, accélération locale, nouveaux usages, assistants intelligents… Les annonces se multiplient. Dans la pratique, la situation apparaît plus nuancée.
Durant notre période de test, les usages liés à l’IA ont principalement reposé sur des services cloud déjà largement adoptés dans les entreprises. Recherche documentaire, assistance à la rédaction, synthèse d’informations ou retranscription d’entretiens s’appuient encore majoritairement sur des plateformes distantes.
Dans ce contexte, l’apport concret d’un PC IA n’apparaît pas toujours immédiatement. Cela ne signifie pas que ces architectures sont inutiles. Elles préparent clairement les évolutions à venir et offrent davantage de marge pour les futures applications locales. Mais à ce stade, la révolution se situe encore davantage dans les logiciels que dans le matériel.
Deux excellentes machines pour deux priorités
Il apparaît clairement que HP ne cherche pas à proposer deux produits identiques. L’EliteBook Ultra G1i séduira les professionnels qui privilégient la mobilité, le confort, la légèreté et la qualité d’affichage. C’est probablement la machine qui nous a laissé l’impression la plus immédiate au quotidien. L’EliteBook X G1a vise davantage les organisations qui souhaitent disposer de davantage de ressources et anticiper l’arrivée de nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle.
Cette prise en main laisse finalement une impression assez différente du discours dominant autour des PC IA. Oui, l’intelligence artificielle s’invite progressivement dans les postes de travail. Oui, les constructeurs préparent déjà la prochaine génération d’usages. Mais aujourd’hui encore, ce sont souvent des critères beaucoup plus concrets comme le confort, la mobilité, la qualité de fabrication, l’écran ou l’autonomie qui déterminent l’expérience quotidienne des utilisateurs.
Fiche technique des modèles testés
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HP EliteBook Ultra G1i (configuration testée)
- Processeur : Intel Core Ultra 7 série V avec NPU jusqu’à 48 TOPS
- Mémoire : 32 Go LPDDR5x
- Stockage : SSD NVMe jusqu’à 1 To
- Écran : 14 pouces OLED 2,8K (2 880 x 1 800), format 16:10, 400 nits
- Graphique : Intel Arc intégrée
- Connectivité : Wi-Fi 7, Bluetooth 5.4, Thunderbolt 4
- Webcam : jusqu’à 9 MP avec volet de confidentialité et fonctions IR
- Batterie : 64 Wh
- Poids : environ 1,18 kg
- Sécurité : HP Wolf Security, lecteur d’empreintes, reconnaissance faciale, TPM, HP Sure Start, Sure Click et Sure Sense notamment.
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HP EliteBook X G1a (configuration testée)
- Système : Windows 11 Professionnel
- Processeur : AMD Ryzen AI 9 HX PRO 375
- NPU : jusqu’à 55 TOPS
- Carte graphique : AMD Radeon 890M
- Mémoire : 32 Go LPDDR5x
- Stockage : SSD NVMe 1 To
- Écran : 14 pouces OLED tactile 2,8K (2880 x 1800)
- Webcam : 9 MP IR
- Connectivité : Wi-Fi 7, Bluetooth 5.4
- Batterie : 74,5 Wh
- Poids : à partir de 1,49 kg
- Sécurité : HP Wolf Security, HP Sure Start, HP Sure Click, HP Sure Recover, HP Sure Run, TPM 2.0








