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Le télégramme, un service à valeur légale, disparaît

Télégramme
Fin du service des télégrammes

On ne convoquera plus officiellement un salarié ne venant plus à son travail avec un télégramme, un service à valeur légale. Car sa fin a sonné en France.

Au total, « une quarantaine » de salariés d’Orange, héritier de France Télécom et des PTT, faisaient encore tourner le service, tout en ayant d’autres activités, a expliqué Christophe Ndi, un salarié d’Orange qui anime une communauté de salariés du géant des télécom. Selon lui, 1 400 télégrammes avaient été encore été envoyés au mois d’avril, essentiellement par une clientèle professionnelle qui utilisait ce service pour des raisons juridiques. Le télégramme avait une valeur légale, par exemple pour convoquer officiellement un salarié ne venant plus à son travail, ou pour notifier officiellement une commande. Le service était accessible via le 36 55, au prix d’une quinzaine d’euros pour 50 mots. Le message n’était plus communiqué par un postier passant au domicile du destinataire, comme à l’origine, mais par un opérateur d’Orange appelant celui-ci au téléphone, et proposant de lui en donner lecture.

SMS et Internet lui ont porté un coup fatal

Mis en place en 1879, le service permettait d’informer rapidement des proches quand le téléphone n’existait pas encore. Le « petit bleu », surnom lié à la couleur du message, pouvait être synonyme de mauvaises nouvelles – un décès – mais aussi de bonheur – naissances ou félicitations pour un mariage. Le service avait survécu tant bien que mal à la généralisation du téléphone, mais les SMS et Internet lui ont porté un coup fatal. A la suite du tweet de Christophe Ndi, des internautes ont publié quelques souvenirs liés au télégramme, témoignages personnels, sketches ou chansons. « Si j’avais su, j’en aurais envoyé! Dire que quand j’étais lycéen, je faisais télégraphiste à Paris comme job d’été!« , a ainsi tweeté un internaute.

 

Auteur : La Rédaction avec AFP

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