ISACA France, le Cigref et l’IFACI publient le MAGNum 2026, un nouveau modèle destiné à évaluer la maturité de la gouvernance numérique des organisations. Successeur du GAGSI, ce référentiel intègre désormais des enjeux devenus centraux comme l’IA, la cybersécurité, la conformité ou la RSE.
Un référentiel pour piloter la gouvernance du numérique
Le MAGNum vise à dépasser la seule logique d’audit pour devenir un outil de pilotage de la transformation numérique. Le référentiel s’adresse aux directions générales, aux DSI mais aussi aux directions métiers, dans un contexte où le numérique structure désormais la compétitivité et la résilience des organisations. Ces dernières années, les cadres de gouvernance IT se multiplient pour aider les entreprises à structurer leurs pratiques face à la complexité croissante des environnements numériques, marqués par l’essor de l’intelligence artificielle, la généralisation du cloud et le renforcement des exigences réglementaires.
Un modèle de maturité pour évaluer les pratiques numériques
La principale évolution du MAGNum repose sur l’introduction d’un modèle de maturité permettant d’évaluer le niveau de gouvernance numérique d’une organisation. Les pratiques sont désormais évaluées sur une échelle allant de 1 à 5, depuis un niveau initialisé jusqu’à un niveau d’amélioration continue. L’objectif est de fournir aux dirigeants une vision synthétique de la capacité de leur organisation à piloter le numérique au service de sa stratégie.
Le référentiel s’accompagne d’un outil d’évaluation permettant de mesurer la maturité par domaine, de visualiser les résultats sous forme de radar et d’identifier les priorités d’amélioration. Cette approche vise également à faciliter le dialogue entre direction générale, DSI, métiers et équipes d’audit autour d’un référentiel commun.
Treize vecteurs pour structurer la gouvernance du numérique
Le MAGNum organise l’analyse de la gouvernance numérique autour de treize vecteurs couvrant les dimensions stratégiques, organisationnelles et opérationnelles. Ces axes portent notamment sur la stratégie numérique, l’innovation, la gestion des risques et de la conformité, les données et l’intelligence artificielle, l’architecture du système d’information, la gestion du portefeuille de projets, les ressources humaines, la relation avec les prestataires, la performance économique ou encore la communication autour du numérique.
Cette approche reflète l’évolution du rôle du numérique dans les organisations. Celui-ci ne se limite plus au système d’information mais irrigue désormais l’ensemble des métiers, des processus et des modèles économiques.
IA, cybersécurité et RSE au cœur du nouveau référentiel
Le référentiel intègre également plusieurs évolutions majeures du paysage numérique. Par rapport aux versions précédentes, le MAGNum introduit notamment un treizième vecteur consacré à la responsabilité sociétale des organisations. Les enjeux liés à l’intelligence artificielle sont également intégrés de manière transversale dans l’ensemble du modèle, en particulier dans les volets liés aux données et à l’innovation. Le document renforce également la prise en compte de la cybersécurité, de la conformité réglementaire et des nouvelles méthodes de travail comme l’agilité ou le DevOps, désormais largement adoptées dans les projets numériques.
Un travail collectif entre DSI, auditeurs et experts du numérique
Le MAGNum 2026 est le résultat d’un travail collectif mené par une soixantaine d’experts issus des trois organisations partenaires. DSI, auditeurs internes, architectes SI et consultants ont participé à différents ateliers thématiques consacrés à la stratégie, aux données, aux risques, à l’IA ou encore à la cybersécurité. Cette diversité de profils vise à produire un référentiel adapté à différents contextes organisationnels, qu’il s’agisse de grandes entreprises, d’administrations ou d’organisations publiques.
Le MAGNum 2026 est disponible depuis le 3 mars 2026 et s’accompagne d’un outil permettant aux organisations d’évaluer leur niveau de maturité en matière de gouvernance du numérique et d’identifier leurs axes de progrès.








