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Industrie française 4.0 : lancement de la French Fab

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a appelé ce lundi 2 octobre l’industrie française à « redresser la tête », affirmant que la révolution numérique et les nouvelles technologies lui offraient « une opportunité sans précédent de se réinventer ». Après la French Tech, voici lancée la French Lab.

Au moment où le contexte s’améliore pour l’industrie, marqué par la reprise des investissements et des créations d’entreprises, le gouvernement veut accélérer la dynamique et mise résolument sur « l’industrie 4.0, l’industrie de l’innovation haut de gamme ». « Le moment est venu de redonner un élan à notre industrie nationale« , a lancé Bruno Le Maire, devant un parterre de chefs d’entreprises industrielles, réunis à Bercy à l’occasion du lancement officiel du label French Fab, destiné aux PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) industrielles. « Je vous demande de participer à la réindustrialisation du pays, je vous demande de mobiliser nos salariés, nos entrepreneurs, nos PME, nos TPE, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos commerciaux pour redonner à l’industrie française la place, la force, la puissance qu’elle a perdues« , a-t-il dit aux industriels présents. « C’est le moment pour notre industrie de redresser la tête« , a-t-il ajouté.

La French Fab, étendard de l’industrie française

La French Fab, initiée par la banque publique Bpifrance et symbolisée par un coq bleu stylisé en mouvement, veut être un étendard de l’industrie française et lui permettre d’afficher sa présence en France et à l’international. Toute entreprise industrielle intéressée par la marque French Fab pourra s’en réclamer, à condition de prendre un certain nombre d’engagements: viser la croissance, l’internationalisation, la numérisation et la transition énergétique ou encore développer les compétences des salariés et « jouer collectif ».

Le président du Cercle de l’Industrie et président d’Areva, Philippe Varin, a salué le renouveau de l’industrie française, rappelant « l’affaiblissement du tissu économique » depuis quinze ans, avec un million d’emplois industriels perdus et une part du PIB national tombée de 16,5% à 12,5%. « Je crois à l’industrie française », a lancé Bruno Le Maire, rejetant à la fois l’image du passé d’une industrie à la Zola et l’avenir imaginé par l’écrivain Michel Houellebecq d’une France transformée en vaste parc d’attraction. Mais l’industrie française devra relever une série de défis, a-t-il dit, citant comme exemples la formation et les compétences, la fiscalité, le coût du travail, l’innovation, et la dimension européenne. M. Le Maire a estimé « justifié d’alléger massivement les charges sur les salaires les plus bas et sur les niveaux de qualification les plus modestes« . « Mais je pense qu’il ne faut pas fermer la porte à des allègements de charges plus importants, au-delà de la limite des 2,6 Smic« , a-t-il ajouté.

 

Auteur : La Rédaction avec AFP