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Concours de médecine des 6ème années : les épreuves sont dorénavant dématérialisées

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8 500 candidats connectés en simultané dans 35 facultés de médecine en France ont passé en juin dernier le concours national de médecine de façon totalement dématérialisée. une première mondiale.

Le Centre National de Gestion (CNG), agence d’état du Ministère de la Santé, s’est lancé le défi, en mars 2014, de bouleverser les pratiques du concours de médecine des 6ème années, en digitalisant les sujets des épreuves nationales classantes (ECNi) pour juin 2016. L’idée de base était d’avoir un concours unique dans toute la France mais aussi de changer la pédagogie auprès des étudiants et d’accompagner les enseignants dans le changement de la formation des médecins grâce au digital.

Durant près d’un an et demi, les facultés ont été progressivement équipées de tablettes tactiles, de Wifi et ont effectué des changements pédagogiques pour préparer au mieux les étudiants au concours. Avant le véritable concours de fin d’année, deux phases de test ont été réalisées en décembre 2015 ainsi qu’en mars 2016 pour l’ensemble des équipes encadrantes (CNG, Ministère de la Santé, Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, universités) et des étudiants. Ces concours blancs ont permis d’optimiser le logiciel et la capacité de traitement prévue dans les datacenters de Cloud Temple, ESN française spécialisée dans l’hébergement et l’infogérance Cloud choisie pour gérer l’infrastructure informatique de ces épreuves.

Ce concours national de médecine n’était pas sans contraintes et sans risques, puisqu’il était basé sur le réseau local de chaque université. Tous les candidats étant connectés simultanément et travaillant sur le même sujet, les datacenters de Cloud Temple se devaient d’être en capacité de gérer toutes les connectivités. Par ailleurs, au niveau du logiciel, tout était surveillé pour éviter un bug informatique ou une défaillance des tablettes.

Accès aux épreuves sur tablette

C’est ainsi qu’en juin dernier, durant 3 jours, 8 500 candidats connectés, de façon sécurisée et cryptée, ont eu accès aux épreuves sur tablette, dans leur propre faculté. « C’est une 1ère mondiale au niveau informatique mais aussi sur l’organisation plutôt technique et la nouvelle manière d’enseigner auprès des étudiants de 6ème année de médecine. De plus, 35 facultés ont participé au projet et ont accueilli leurs propres étudiants, au lieu de 7 centres interrégionaux d’examens prévus les années précédentes, évitant aux candidats le stress des déplacements avant les épreuves. L’ensemble de nos partenaires a su s’adapter à nos exigences, notamment GFI informatique pour la partie logiciel et Cloud Temple pour l’infrastructure et l’hébergement des données. Ils ont fait preuve de souplesse et de réactivité afin de mener à bien ce beau projet », précise Jean Pierre Gondran, Chef du Département des Affaires Générales du Centre National de Gestion (CNG).

Les avantages de cette innovation technologique

Plus question de gérer la logistique et la correction des copies, grâce aux épreuves classantes nationales informatisées (ECNi), il est alors possible d’avoir la « mise en sécurité » des réponses des candidats et l’automatisation de la correction et du classement. Les résultats sont quant à eux, annoncés dans un délai réduit d’une semaine après le concours.

Une conséquence de la mise en place d’un dispositif digitalisé de bout en bout permettra dorénavant de réaliser des statistiques sur l’épreuve et le comportement des candidats (zone géographique, temps de réponse par question, informations sur les candidats et leurs montées en compétences, etc.).

La digitalisation des sujets d’épreuves permet :

– L’authentification précise de l’étudiant,

– La garantie de la bonne restitution des copies,

– La neutralité de la notation et la garantie de l’équité nationale,

– Le délai réduit des corrections,

– Un classement précis des étudiants,

– Le recours, si contentieux, à la copie numérique signée électroniquement,

– La possibilité pour les enseignants, les années suivantes, de réadapter les questions et comparer avec les éditions précédentes.

« Il faut également noter que cela libère 300 médecins, qui réalisaient la correction des épreuves, et peuvent désormais continuer leurs activités professionnelles dans les hôpitaux et établissement médicaux sociaux durant 3 semaines, et permettra une économie financière à l’état », précise Jean Pierre Gondran.

De belles perspectives pour les ECNi

D’ores et déjà, dès la 4ème année, les étudiants ont la possibilité de se préparer au mieux au concours de 6ème année et s’échanger entre facultés des dossiers d’entrainement. Cette réussite collective donne la possibilité de réitérer la démarche en 2017, l’idée de la déployer dans d’autres formations comme en pharmacie mais aussi dans d’autres pays européens, est envisagée.  « Nous avons eu la visite de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, qui a salué la qualité de la préparation du concours et de la logistique durant toutes les épreuves à l’échelle nationale. Des félicitations qui nous ont donné l’envie de nous investir davantage dans la digitalisation des concours, des cours et des formations des étudiants, auprès du Ministère et de l’Education Nationale » se félicite Xavier Deweer, directeur général de Cloud Temple.

Juliette Paoli