Keepit, spécialiste européen de la sauvegarde et de la récupération des applications SaaS, indépendante des fournisseurs de cloud mondiaux, structure aujourd’hui sa réponse autour d’un principe clair : plus l’IA gagne en capacité – et demain en autonomie – plus l’architecture de protection doit être pensée pour encadrer, tracer et rendre réversibles ses actions. C’est dans cette logique que l’éditeur travaille sur l’intégration du Model Context Protocol (MCP) dans son approche.
Une position claire : utiliser le MCP comme couche de contrôle, pas comme canal d’exposition
Le Model Context Protocol (MCP) est un standard émergent qui permet à des agents IA d’interagir avec des systèmes via des outils et des API formalisés. L’enjeu est majeur : éviter que les modèles n’aient besoin d’ingérer ou de copier des volumes de données d’entreprise pour fonctionner.
Keepit ne “devient” pas un modèle d’IA. L’éditeur n’entraîne pas de LLM sur les données clients. En revanche, il travaille sur la manière dont ses APIs et ses mécanismes de sauvegarde peuvent être exposés à des agents IA via MCP, dans un cadre strictement contrôlé, auditable et réversible.
Concrètement, cela signifie que :
– l’IA n’accède pas directement aux données de production ;
– elle interroge, via MCP, des interfaces standardisées ;
– ces interfaces appellent les APIs de Keepit ;
– les données restent dans un environnement de sauvegarde indépendant et immuable ;
– chaque requête peut être tracée, auditée et rejouée.
Autrement dit, MCP devient une couche d’orchestration sécurisée entre l’IA et une source de vérité maîtrisée.
L’IA d’aujourd’hui : puissance accrue, gouvernance fragilisée
Dans les environnements SaaS (Microsoft 365, Google Workspace, Salesforce, etc.), l’IA augmente déjà la vitesse d’exécution : génération automatique, scripts assistés, automatisation de workflows, création et modification massive de contenus.
Le constat est pragmatique : la capacité augmente, mais la visibilité et la gouvernance diminuent souvent. Les actions sont plus rapides, plus diffuses, parfois moins bien comprises.
Dans ce contexte, la protection ne peut pas reposer uniquement sur les mécanismes natifs des plateformes de production. Si un utilisateur – ou une IA – peut modifier ou supprimer des milliers d’objets en quelques secondes, la seule garantie durable est l’existence d’une sauvegarde indépendante, isolée logiquement et immuable.
C’est cette architecture qui rend l’IA gouvernable : la possibilité de revenir à un point dans le temps connu et sain.
L’IA de demain : accélérer l’analyse sans déplacer les données
L’intégration du MCP dans l’approche de Keepit ouvre un cas d’usage stratégique : “nous permettons à des agents IA d’inspecter des sauvegardes, d’analyser des écarts, de préparer des restaurations ou d’auditer des environnements – sans exporter les données vers un modèle externe.” Plutôt que de “pousser” les données vers l’IA, l’IA vient interroger des outils standardisés exposés par Keepit.
Cette logique présente plusieurs avantages :
– limitation du périmètre d’accès ;
– absence de duplication incontrôlée des données ;
– journalisation complète des interactions ;
– conformité facilitée dans des contextes réglementaires exigeants ;
– maintien de la souveraineté sur les données.
Le MCP agit ainsi comme un garde-fou technique : il structure les échanges, encadre les capacités de l’agent IA et empêche l’accès direct et non maîtrisé aux données sensibles.
L’IA agentique : quand l’action change le profil de risque
La prochaine étape est celle de l’IA agentique – des systèmes capables d’agir : déclencher des restaurations, lancer des workflows correctifs, modifier l’état d’un environnement.
Cette évolution change radicalement le profil de risque. L’erreur n’est plus seulement analytique ; elle peut devenir opérationnelle, massive et instantanée. Dans ce contexte, Keepit défend plusieurs prérequis non négociables pour intégrer l’IA dans les opérations de sauvegarde et de restauration :
– une source de vérité indépendante et immuable ;
– un périmètre d’action strictement défini ;
– des mécanismes de validation humaine pour les actions critiques ;
– une auditabilité complète ;
– une réversibilité par conception.
Plus l’IA peut agir vite, plus la restauration devient la condition de cette vitesse. La capacité à annuler, corriger ou rejouer devient un élément stratégique, et non plus un simple filet de sécurité.
De la sauvegarde technique à l’infrastructure de confiance
En intégrant le MCP dans l’évolution de ses interfaces et de son écosystème technologique, Keepit ne cherche pas à ajouter une couche d’IA opportuniste. L’enjeu est plus structurel : faire de la sauvegarde indépendante la base sur laquelle l’IA peut s’appuyer sans fragiliser l’organisation.
Dans un contexte marqué par la montée des exigences en matière de conformité, de souveraineté numérique et de maîtrise des risques, la question n’est plus de savoir si l’IA sera utilisée dans les environnements SaaS. Elle le sera. La véritable question est : sur quelle architecture de contrôle reposera-t-elle ?
« Notre ambition est claire : faire de la sauvegarde indépendante, immuable, et désormais pensée pour l’ère du Model Context Protocol et de l’IA agentique, un standard de facto pour la protection des environnements SaaS. Dans un marché où l’IA progresse plus vite que les cadres de gouvernance, le principe doit rester simple : innover vite, oui – mais uniquement si l’on garde les clés. » explique Thierry Bedos, Area Vice President South EMEA, Keepit
« C’est dans cette perspective que s’inscrit notre récent accord de distribution signé avec Ingram Micro France. Au-delà d’un élargissement commercial, ce partenariat vise à accompagner les partenaires et leurs clients dans la mise en œuvre d’architectures SaaS résilientes, capables d’intégrer l’IA sans compromettre la gouvernance de leurs données. » ajoute Thierry Bedos.
En s’appuyant sur Ingram Micro France – et plus largement sur son réseau de distributeurs internationaux – Keepit entend accélérer la diffusion de cette approche auprès des MSP, intégrateurs et revendeurs à valeur ajoutée.
Déjà présent auprès de plusieurs grands acteurs de la distribution IT en Europe et à l’international, l’éditeur renforce ainsi sa stratégie channel et voit donc grand en Europe.








