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Campus Cyber : d’un lieu totem à un opérateur structurant de la filière cyber

Nouvelle feuille de route Campus Cyber

Le Campus Cyber a adopté sa feuille de route 2026-2028, la première depuis sa création. Ce document fixe un cadre d’action et clarifie la manière dont la structure entend s’inscrire, dans les prochaines années, au service des politiques publiques et des acteurs de la cybersécurité.

Une feuille de route issue d’un travail de concertation

Validée par le conseil d’administration, la stratégie 2026-2028 est le résultat de consultations menées depuis l’été 2025 auprès des membres du Campus Cyber. Acteurs économiques, services de l’État, organismes de recherche et établissements de formation ont été associés à cette réflexion, dans un contexte de montée en charge des enjeux liés à la cybersécurité et à la souveraineté numérique.

Ce travail vise à donner une trajectoire plus lisible aux actions du Campus, créé comme lieu de rassemblement des forces cyber, mais appelé à structurer davantage son intervention dans la durée.

Vers une logique de services mutualisés

La stratégie repose sur une évolution du positionnement du Campus, qui entend dépasser sa fonction d’accueil et d’animation de communauté. « L’ADN unique du Campus Cyber […] le prédispose à jouer un rôle de plate-forme servicielle […] au-delà de celui de simple hébergeur immobilier », explique Joffrey Célestin-Urbain, président du Campus Cyber.

À partir de 2026, l’objectif est de s’appuyer sur les ressources existantes — résidents, membres, partenaires — pour faire émerger des projets collectifs centrés sur des problématiques partagées par la filière. Trois axes structurent cette approche : la souveraineté, l’innovation et la formation, avec une attention particulière portée à leur articulation opérationnelle.

Trois plateformes en préparation

La feuille de route prévoit la préfiguration de trois plateformes de services, destinées à être déployées à partir de 2027. La première concerne l’accompagnement des entreprises de la cyber et du numérique de confiance dans leurs phases de développement, en s’appuyant sur des dispositifs déjà existants.

La seconde prend la forme d’un plateau technique national mutualisé, pensé comme un outil au service des acteurs de la recherche et de l’innovation. La troisième vise le renforcement de la cyberrésilience des PME et des collectivités locales, notamment dans le cadre de l’application de la directive européenne NIS2.

Une organisation interne recentrée sur l’exécution

Pour soutenir cette trajectoire, le Campus Cyber a fait évoluer son organisation interne depuis le 1er janvier. Cinq pôles structurent désormais ses activités, couvrant l’expérience des résidents, le rayonnement, l’innovation et l’international, la souveraineté capacitaire et la cyberrésilience, ainsi que le développement commercial.

Cette réorganisation s’accompagne d’un plan d’affaires pluriannuel, fondé sur la diversification des revenus privés et la stabilisation du financement des activités d’intérêt général. « L’exécution de la nouvelle stratégie triennale sera guidée par la recherche de la performance et de l’impact », précise Joffrey Célestin-Urbain.

Une phase d’observation qui s’ouvre

Avec l’adoption de cette feuille de route, le Campus Cyber entre dans une séquence où la question n’est plus celle de l’intention, mais de la mise en œuvre. La période 2026-2028 permettra d’évaluer la capacité de la structure à coordonner des initiatives, à produire des services partagés et à s’inscrire durablement dans les mécanismes opérationnels de la cybersécurité en France et en Europe.