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Agents conversationnels : l’Autorité de la concurrence s’autosaisit du sujet

Pendant que les agents conversationnels basés sur l’IA se diffusent rapidement dans les usages numériques, l’Autorité de la concurrence s’autosaisit pour avis afin d’analyser la structuration de ce marché émergent et ses effets économiques.

Un marché en forte croissance sous surveillance

L’Autorité de la concurrence annonce s’autosaisir du secteur des agents conversationnels reposant sur l’intelligence artificielle. Ces outils, capables d’interagir en langage naturel avec les utilisateurs, connaissent une adoption rapide, tant auprès du grand public que des entreprises. Cette montée en puissance soulève de nouvelles questions sur l’organisation du marché, la place des différents acteurs et les équilibres concurrentiels, dans un contexte marqué par des investissements massifs et une forte concentration technologique.

Des enjeux de structuration et de modèles économiques

L’analyse portera notamment sur les modèles économiques associés à ces agents conversationnels, leur intégration dans des services existants et les risques de verrouillage du marché. L’Autorité souhaite examiner les conditions d’accès aux données, aux capacités de calcul et aux infrastructures, susceptibles de constituer des barrières à l’entrée pour de nouveaux acteurs. Le régulateur s’intéressera également aux stratégies d’intégration verticale et aux phénomènes d’autoréférence, dans un écosystème où certains acteurs contrôlent à la fois les modèles, les plateformes et les canaux de diffusion.

Des effets au-delà du seul secteur de l’IA

L’Autorité de la concurrence entend aussi mesurer l’impact de ces agents sur d’autres secteurs économiques. Le commerce en ligne figure parmi les domaines particulièrement observés, avec l’émergence de pratiques qualifiées de « commerce agentique », où l’agent conversationnel devient un intermédiaire clé entre l’utilisateur et les offres commerciales. Une consultation publique sera lancée afin de recueillir les contributions des acteurs concernés. L’avis est attendu en 2026 et pourrait nourrir les réflexions futures sur l’encadrement économique de l’IA conversationnelle, en complément des cadres réglementaires existants.