Trois jours après l’évènement du 24 mars L’Etat dans le nuage, sur le sujet du Cloud, la Direction interministérielle du numérique (DINUM) organisait le 27 mars, à Bercy, une journée dédiée à l’achat de logiciels SaaS de Digital Workplace. Après le “Cloud au centre”, c‘est “le logiciel souverain au centre”.
Une vingtaine d’éditeur d’outils collaboratifs SaaS, représentés par le CSF (Comité Stratégique de Filière Logiciels & Solutions Numériques ), et Numéum, avaient été sélectionnés pour rencontrer les acheteurs publics, au nombre de 80. Parmi les éditeurs, citons Jamespot, Jalios, Whaller, Wimi, Exo Platform, BluemindEfalia, Interstis, Pronotes etc. En face étaient présents, aux côtés de la Dinum et de DGE la plupart des représentants des ministères.
Enterrer la hache de guerre
L’évènement intervenait dans un contexte de tensions entre la DINUM et les éditeurs français, qui critiquaient le développement par l’administration de ses propres outils, notamment la Suite numérique, perçue comme concurrente de leurs offres. Le message porté à Bercy marque une inflexion : l’État entend désormais privilégier les solutions sur étagère lorsqu’elles existent, sélectionner les offres interopérables avec les briques existantes de la Suite Numérique, et limiter les développements internes aux besoins non couverts.
La Circulaire qui redéfinit les règles du jeu
La matinée a posé les bases du matchmaking avec le discours d’ouverture d’Anne Le Hénanff, Ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, suivi des interventions de Stéphanie Schaer (DINUM), Stéphane Morin, Direction des Achats de l’Etat (DAE), Aurélien Palix (DGE), Julia Mouzon (CSF) et Ménehould Bothier de Brisis (Numeum) sur les enjeux de la récente circulaire du Premier Ministre, de février 2026, sur la Commande Publique Numérique.
Cette circulaire a clarifié les rôles respectifs de l’Etat (en particulier la Dinum) et l’écosystème privé. Elle a permis une forme d’ arbitrage », selon Alain Garnier, le CEO de Jamespot, qui a joué un rôle de coordinateur pour les sessions de la journée.
Matchmaking, avec la participation de la Ministre

Quatre ateliers thématiques, sur les thèmes de l’Achat Public, de la Sécurité, de l’Interopérabilité et de l’Adoption Utilisateurs ont permis le matin un échange entre acheteurs publics et offreur. « Ces sessions ont pris la forme de double tour de table, permettant d’écouter le campa d’en face, tout le monde a joué le jeu, le climat était propice aux échanges », nous explique Alain Garnier, CEO de JameSpot.
La partie attendue était ensuite les « matchmaking ». Les acheteurs publics, ont vu s’installer à leur table à tour de rôle, les éditeurs. « On a même vu la ministre, assise à des tables, interroger elle-même les éditeurs. Elle a montré l’exemple », se réjouit le CEO de Jamespot.

La stratégie de l’interopérabilité
« Stéphanie Schaer (Dinum) nous l’a expliqué : la Suite Numérique est une opération de continuité de l’Etat, et les solutions collaboratives privées devraient pouvoir s’interconnecter avec certaines de ses briques, comme Visio », commente Grégory Saccomani, de Whaller. Les éditeurs attendent d’avoir accès aux APIS de la Suite pour travailler l’interopérabilité de leurs produits avec celle-ci.
Donald Trump fait prendre conscience de l’urgence d’acheter Européen
« Il aura fallu le retour de Donald Trump, et les sanctions contre le juge français à la Cour Pénale internationale, bloquant tous ses comptes américains (Apple, Amazon, Visa etc), pour faite comprendre la nécessité d’être indépendant, l’urgence d’acheter français ou au moins européen », estime Grégory Saccomani, de Whaller.
Acte II : appel d’offre pour une centrale d’achat
À ce stade, aucun éditeur ni aucune solution n’ont été sélectionné. Dans la foulée de l’évènement, le CSF va publier les jours prochainsun catalogue des acteurs de la filière et sans doute en juin, un catalogue des solutions. Une deuxième journée de travail est prevue cette année.
L’acte II constitera dans la mise en oeuvre des achats publics pour les solutions. Un appel d’offre auprès des centrales d’achats, dont l’Ugap, va être effectué.
Une nouvelle certification est en cours pour le made in France logiciel
La certification SecNumCloud a été obtenue pour 3 solutions collaboratives: Oodrive, Whaller et Pronotes, qui leur donne un avantage concurrentiel, surtout pour les données sensibles et de santé.
Mais une nouvelle certification est enc ours de construction:” Origine France Garantie”, en collaboration avec le groupe Veritas. Nous vous tiendrons informé de son advancement…








