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A la suite d’un refus de la CNIL, JCDecaux va déployer à Londres 1 000 écrans digitaux sur le parcours des consommateurs.

C’est Londres qui est choisi par JCDecaux pour faire de la ville le laboratoire du marketing digital mobile, la Cnil lui ayant mis des bâtons dans les roues à Paris.

JCDecaux, numéro un mondial de la communication extérieure, avait remporté au mois d’aout le marché des abribus londoniens, la plus grande concession d’abribus publicitaires au monde.succédant succédant à Clear Channel UK, à compter du 1er janvier 2016.

Il s’agissait du plus important contrat d’abribus publicitaires au monde, d’une valeur de 700 millions d’euros pour une durée de 8 ans. Le réseau des bus de Londres comporte près de 5000 abribus et transporte 6,5 millions de passagers quotidiennement.

Ce contrat, combiné aux autres concessions d’abribus détenues par JCDecaux à Londres réprésente un réseau de 15 000 emplacements rétro-éclairés de 2m2.

Déploiement des 1 000 écrans digitaux du London Digital Network

 

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Le 8 octobre 2015, l’afficheur a dévoilé les détails de sa stratégie digitale outdoor lors d’un événement professionnel au sommet du « Talkie Walkie », l’un des gratte-ciel les plus récents et emblématiques de Londres

Il va mettre en place un réseau de 1 000 écrans digitaux . Les abribus seront équipés d’écrans de 84 pouces, les plus grands jamais déployés à cette échelle, avec une surface supérieure de presque 40 % par rapport aux écrans existants. Ces écrans seront installés dans les principales zones commerciales de la capitale, où s’effectuent 20 % des dépenses des consommateurs britanniques. Objectif de l’afficheur : « couvrir tous les emplacements stratégiques du parcours des consommateurs. »

Ainsi Oxford Street, la rue des grands magasins, la plus importante artère commerciale d’Europ , recevra des abribus digitaux double-face .

Big data et ciblage des consommateurs

Decaux annonce avoir recours au « big data » ainsi qu’à un nouveau dispositif d’ « offre intelligente » baptisé SmartBRICS. Les campagnes pourront en effet être ciblées pour maximiser leur impact grâce d’une part aux informations sur les dépenses de consommation fournies par l’agence CACI, d’autre part aux flux des médias sociaux et enfin aux statistiques d’audience support par support procurées par Route. « Avec SmartBRICS, les campagnes seront en mesure d’adresser le bon message sur le bon écran, au bon endroit et au bon moment » , déclare l’afficheur..

JCDecaux procèdera également au lancement de Connected London, un panel exclusif de 5 000 Londoniens qui partageront chaque jour des informations sur leur état d’esprit, leur attitude, leurs marques préférées et leur style de vie.

Jean-François Decaux, Président du Directoire et Co-directeur Général de JCDecaux, a déclaré : «JCDecaux veut faire de Londres la vitrine mondiale de la communication extérieure digitale. Le nouvel écran de 84 pouces représente une avancée majeure en matière de qualité d’affichage, et l’étendue de notre réseau offrira à Londres un nouveau canal de communication basé sur le « big data », révolutionnant ainsi l’univers de la communication extérieure. »

Pourquoi Londres et pas Paris ?

JCDecaux a choisi Londres pour créer et expérimenter  cette nouvelle offre digitale outdoor parce qu’il tire déjà 50% de ses revenus publicitaires de dispositifs digitaux.

Mais c’est également à cause des déboires qu’il a connu avec la CNIL à Paris. Celle-ci lui a signifié fin septembre  un refus pour sa demande d’expérimentation d’ un dispositif de récupération Wifi de données mobiles des piétons sur le quartier de La Défense, pour évaluer l’impact de ses écrans publicitaires. La Commission Nationale Informatique et Libertés avait jugé que cette collecte d’informations portait atteinte à la vie privée.

Jean Kaminsky