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Microsoft prépare la fin de Windows Deployment Services après plus de vingt ans de déploiement réseau

Ce visuel a été créé grâce à l'IA.

Microsoft va déprécier Windows Deployment Services à partir de la prochaine version de Windows Server. Le rôle serveur, utilisé depuis des années pour installer Windows à distance via le réseau, restera encore disponible sur les versions actuelles, mais l’éditeur demande déjà aux entreprises de préparer leur migration.

WDS reste supporté, mais il sort progressivement du paysage

Microsoft a publié l’avertissement le 21 septembre. La prochaine version de Windows Server doit marquer la dépréciation du rôle WDS lui-même, de ses outils d’administration, de ses interfaces, du démarrage PXE fourni par le service et des scénarios de déploiement multicast qui en dépendent.

Il ne s’agit donc pas d’une suppression immédiate. WDS continue de fonctionner sur Windows Server 2025 et les versions antérieures encore supportées, mais Microsoft précise qu’il n’est plus considéré comme la solution recommandée et qu’il sera retiré d’une future version du système.

La transition avait d’ailleurs commencé bien avant cette annonce. Depuis 2021, plusieurs scénarios de déploiement reposant sur boot.wim avaient déjà été dépréciés, et les installations Windows 11 utilisant ce fonctionnement étaient progressivement bloquées.

Les entreprises doivent maintenant chercher où WDS se cache encore

Le vrai chantier sera probablement moins visible que le rôle serveur lui-même. Microsoft demande aux équipes IT d’identifier non seulement les serveurs sur lesquels WDS est installé, mais aussi les scripts, images Windows PE, workflows PXE, API et systèmes de déploiement qui continuent d’en dépendre en arrière-plan.

Les environnements Configuration Manager ne disparaissent pas pour autant. Microsoft recommande de basculer vers son responder PXE sans WDS, tout en prévenant que certains usages multicast devront être repensés, notamment parce que cette alternative fonctionne en unicast. Pour les déploiements plus personnalisés, l’éditeur évoque également HTTP(S) Boot ou des solutions PXE tierces, selon les équipements et les réseaux concernés.

Microsoft ne donne encore aucune date pour la suppression définitive de WDS. L’annonce sert surtout de préavis, afin que les entreprises ne découvrent pas trop tard qu’un vieux processus de déploiement automatique repose toujours sur un composant que Windows Server s’apprête à laisser derrière lui.