Lancée en septembre 2025, la messagerie Fuck,It n’a toujours pas ouvert grand les portes. Le service reste en accès anticipé, limité à 10 000 comptes et accessible sur invitation, avec des abonnements à partir de 5,90 dollars par mois. Derrière le nom provocateur, l’offre repose sur une idée beaucoup plus classique, celle d’une boîte mail financée directement par ses utilisateurs plutôt que par la publicité.
Un service lancé depuis un an, mais toujours volontairement fermé
Fuck,It ne se présente donc plus vraiment comme une nouveauté, mais comme un service qui continue à grandir lentement. L’accès reste réservé aux utilisateurs disposant d’une invitation, même s’il est possible d’en demander une directement sur le site de la messagerie. Les abonnés reçoivent ensuite quelques codes qu’ils peuvent distribuer autour d’eux.
La première vague reste plafonnée à 10 000 comptes, et plusieurs milliers d’adresses sont encore disponibles. Ce maintien en accès limité fait partie du positionnement du service, qui préfère contrôler sa croissance plutôt que chercher à ouvrir rapidement les inscriptions à tout le monde.
Le premier abonnement, Core, coûte 5,90 dollars par mois lorsqu’il est payé au trimestre. Il comprend 10 Go de stockage, l’accès IMAP et POP3, un webmail, un calendrier et des contacts. Les offres supérieures ajoutent davantage d’espace et des fonctions de chiffrement supplémentaires.
Un nom punk pour une infrastructure plutôt classique
Sous l’habillage irrévérencieux, Fuck,It s’appuie sur une infrastructure tout à fait traditionnelle. Le service est exploité par Paradise Circus, tandis que les serveurs sont hébergés en Allemagne et que la plateforme repose sur Open-Xchange.
Fuck,It promet de ne pas afficher de publicité, de ne pas exploiter les messages pour du ciblage et de ne pas pratiquer de data mining. Les mails sont chiffrés pendant leur transport et au repos, tandis que le chiffrement de bout en bout reste réservé aux offres qui intègrent OX Guard. Le service ajoute aussi une fonction appelée Identity Lock, qui bloque certaines variantes très proches d’un nom d’utilisateur déjà réservé afin de limiter les tentatives d’usurpation.
Un an après son lancement, Fuck,It n’a donc toujours pas choisi la course au volume. Son modèle repose sur une base plus petite, payante et volontairement fermée, ce qui tranche assez nettement avec les grandes messageries gratuites dont le financement dépend largement de l’écosystème publicitaire.








