Quinze jours après l’entrée en vigueur de la réforme, cinq millions de factures électroniques ont déjà transité par les plateformes agréées, pour plus de 15 milliards d’euros. Mais 30 % des entreprises déclarantes à la TVA n’ont toujours pas désigné leur solution de réception.
Cinq millions de factures en deux semaines
La facturation électronique est entrée dans sa première phase le 1er septembre. Depuis cette date, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être capables de recevoir leurs factures sous format électronique. Les grandes entreprises et les ETI doivent également les émettre ainsi.
Deux semaines plus tard, le volume est déjà conséquent. David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, annonce cinq millions de factures échangées pour plus de 15 milliards d’euros. Le rythme a vite grimpé : trois jours après le lancement, l’administration comptabilisait déjà 1,5 million de factures pour plus de 3 milliards d’euros.
Plus de 90 000 entreprises ont émis au moins une facture électronique depuis le 1er septembre. Et près de 95 % d’entre elles n’étaient pas encore soumises à l’obligation d’émission cette année, selon les chiffres communiqués par David Amiel.
Trois entreprises sur dix n’ont pas encore choisi leur solution
En parallèle, 70 % des entreprises déclarantes à la TVA ont désigné leur solution de réception. Ce qui laisse encore environ trois entreprises sur dix sans solution choisie, alors que l’obligation de réception est déjà en vigueur.
Le calendrier reste progressif. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, mais seules les grandes entreprises et les ETI sont déjà concernées par l’émission. Les PME, TPE et microentreprises basculeront à leur tour le 1er septembre 2027.
Pas de sanction cette année
Pour les entreprises qui ne sont pas encore prêtes, l’administration maintient une période de tolérance. David Amiel a confirmé qu’aucune sanction ne serait appliquée en 2026 dans le cadre du déploiement de la réforme.
Le gouvernement avait déjà annoncé avant l’entrée en vigueur une phase de « tolérance et de bienveillance ». Un premier comité de suivi doit se tenir début octobre pour faire remonter les difficultés rencontrées sur le terrain avant la prochaine étape du calendrier.








