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Cloud et infrastructure : l’UGAP choisit Atos, Open et Thales pour verrouiller sa stratégie de souveraineté

Ce visuel a été créé grâce à l'IA.

La centrale d’achat public a désigné le groupement Atos, Open et Thales pour ses marchés PEC et EIR, dédiés au cloud et a l’exploitation informatique. Le renforcement cyber engagé par l’UGAP ces derniers mois s’intensifie : entre nouveaux partenariats et catalogue étoffé.

L’UGAP, la centrale d’achat public, annonce qu’elle a tranché. Pour ses marches PEC, prestations réalisées dans un environnement cloud, et EIR, prestations d’exploitation informatique et réseau, la centrale d’achat public a retenu l’offre portée par Atos, Open et Thales. Un contrat de quatre ans qui doit accompagner la transformation numérique des ministères, collectivités territoriales, établissements publics, établissements de santé et caisses, sur l’ensemble du territoire, DROM-COM compris.

Trois acteurs français pour une seule ambition

Dans ce groupement, les rôles sont répartis : Atos porte le lot PEC, Open le lot EIR, et Thales vient apporter son expertise en sécurité et souveraineté numérique. Cette répartition n’a rien d’anodin. Elle traduit une volonté assumée de conjuguer capacités cloud, exploitation informatique et exigences de sécurité au sein d’une même offre, pensée pour répondre à la stratégie “cloud au centre”.
Franck Chartier, directeur général France d’Atos, Valérie Benvenuto directrice générale d’Open, et Hélène Bringer, directrice générale de Thales Services Numériques, saluent dans un communiqué commun un accord qui offre selon eux “un cadre contractuel, performant et compétitif, adapté aux enjeux de transformation cloud, de déploiement d’infrastructures sécurisées et de maîtrise des coûts”. Le groupement met en avant un réseau de partenaires, ETI et PME, censé irriguer les territoires en solutions cloud public et privé, IA et numérique responsable.

Une goutte de plus dans la vague souveraine 

Depuis plusieurs mois, l’UGAP veut muscler son dispositif de cybersécurité, à la croisée de la souveraineté numérique, de la continuité d’activité et de la confiance dans les services publics. La centrale d’achat s’appuie déjà sur plusieurs fournisseurs pour couvrir l’ensemble du cycle de vie de la menace : de la sécurisation des réseaux a l’accompagnement sur mesure. En juin 2026, elle a signé une convention de partenariat avec Cybermalveillance.gouv.fr, destinée à renforcer la sensibilisation et l’accompagnement des acheteurs publics sur les risques numériques, un chantier qu’elle entend porter lors du Smart Tech Forum, prévu le 13 octobre à Lille.

Ce choix du groupement Atos, Open et Thales résonne aussi avec un mouvement observé quelques jours plus tôt à Station F, lors des Universités d’été de la cybersécurité et du cloud de confiance organisées par Hexatrust le 10 septembre dernier. Un événement ou les échanges ont confirmé la souveraineté comme critère discriminant dans les choix d’achat, qui peut générer de la commande publique, comme l’illustre la confirmation le même jour, du recours du ministère de la Justice à Outscale pour ses capacités de calcul souveraines.