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Cybersécurité industrielle : les solutions existent, reste à les rendre visibles

Ce visuel a été créé grâce à l'IA.

Parmi les cibles cyber, les usines, les réseaux d’énergie ou les infrastructures critiques ont une place de choix. La question n’est pas de savoir si elles seront attaquées, mais avec quels outils s’en prémunir. Hexatrust a réuni 18 de ses membres, éditeurs, intégrateurs et cabinets de conseil, pour cartographier une offre française et européenne encore trop méconnue dédiée à la cyber OT.

Une offre qui existe, reste à la rendre visible

Les référentiels et les bonnes pratiques permettant de structurer une démarche de cybersécurité industrielle existent déjà. Ce qui manque, c’est la visibilité sur les solutions capables de les mettre en œuvre concrètement. Le livre blanc d’Hexatrust propose trois cartographies : fonctionnelle, opérationnelle et technique. Une offre présentée comme mature et complémentaire, capable de constituer une alternative crédible aux solutions extra-européennes.

Le document s’appuie sur 18 cas d’usage documentés, issus de secteurs aussi variés que l’énergie, l’eau, la santé ou le transport. Chaque cas détaille le besoin initial de l’organisation, la solution déployée et les bénéfices obtenus, pour se projeter sur son propre environnement industriel.

Un exercice que le groupement muscle depuis deux ans

Ce livre blanc n’est pas un coup isolé. Hexatrust avait déjà posé les bases de cette pédagogie avec un livre blanc Zero Trust au FIC 2025, dans la continuité de son catalogue NIS2, puis avec une étude consacrée aux impacts du Cloud Act et à l’extraterritorialité du droit américain sur la protection des données. Plus récemment, au Forum InCyber de mars 2026, c’est le marché des plateformes collaboratives qui était passé au crible, avec dix-huit éditeurs témoins à l’appui pour battre en brèche l’idée d’une offre française moins mature. Alain Bouillé, délégué général du CESIN, y tranchait déjà : ” tous ces arguments fallacieux ne tiennent pas longtemps la route pour peu que l’on veuille bien faire preuve d’un minimum d’objectivité “. La cybersécurité industrielle vient ainsi compléter, secteur par secteur, une cartographie que le groupement construit patiemment depuis plusieurs éditions.

Une résilience qui se construit collectivement

Le livre blanc s’ouvre sur “les regards croisés de quatre figures de la filière”, Hexatrust, HackTheOT, EXERA et le CESIN, qui posent un diagnostic commun : la cybersécurité industrielle ne se joue plus sur un seul terrain technique, mais sur la capacité collective à ” faire converger gouvernance, expertises et technologies complémentaires “.

Face à la diversité des menaces et à la complexité des environnements industriels, la résilience ne tient pas à une solution unique, mais ” à la capacité à construire une réponse cohérente et adaptée à chaque organisation “. Le document, disponible ici, propose ainsi un état des lieux de la menace pour 2025-2026 à partir de sources de référence, les trois cartographies de l’écosystème, les 18 cas d’usage détaillés et ces regards croisés d’experts sur les enjeux de la cybersécurité OT.