La France a lancé des essais sur route du Full Self-Driving supervisé de Tesla. Le système peut accélérer, freiner, tourner et gérer une grande partie de la conduite, mais il exige toujours une surveillance active du conducteur. L’évaluation française doit alimenter le processus européen d’homologation, avec un vote qui pourrait intervenir dès octobre.
La France passe du débat aux essais
Le Full Self-Driving de Tesla circule désormais sur les routes françaises dans le cadre d’une évaluation officielle. Le ministère des Transports a lancé des essais destinés à mesurer les performances et la sécurité du système dans les conditions de circulation françaises. Cette étape intervient après plusieurs mois d’échanges techniques entre les autorités et Tesla.
Le système testé reste un dispositif de conduite supervisée. Il peut prendre en charge l’accélération, le freinage, la direction et une partie de la navigation, mais le conducteur doit rester attentif et prêt à reprendre la main. Tesla précise d’ailleurs toujours sur son site français que la fonctionnalité reste soumise à approbation réglementaire.
Une homologation européenne se rapproche
La France n’est pas la première à tester le dispositif. Les Pays-Bas ont accordé une approbation provisoire au printemps, suivis par la Belgique, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie. Ces expérimentations servent aujourd’hui de base au processus d’évaluation européen.
Tesla cherche à obtenir une autorisation plus large dans l’Union européenne. Un vote pourrait intervenir dès le 6 octobre, avec une majorité qualifiée nécessaire pour valider le dispositif. Une décision pourrait aussi être repoussée à décembre. La France doit de son côté achever ses tests d’ici la seconde moitié de septembre.
Tesla met en avant ses propres données de sécurité
Pour convaincre les régulateurs, Tesla s’appuie sur les données collectées dans les pays européens où le FSD supervisé est déjà testé. Le constructeur affirme avoir enregistré plus de 100 millions de kilomètres de conduite entre avril et août 2026 dans cinq pays européens. Selon ses chiffres, les véhicules utilisant le FSD supervisé auraient connu 4,1 fois moins de collisions que les Tesla conduites manuellement.
Ces résultats restent toutefois issus des données fournies par Tesla lui-même. Leur interprétation fait débat, notamment parce que les conditions de conduite et les profils d’utilisation ne sont pas nécessairement comparables entre les deux groupes.
La France avait encore plusieurs réserves
Le gouvernement français avait auparavant exprimé des inquiétudes sur plusieurs points, notamment le respect des limitations de vitesse et la surveillance de l’attention du conducteur. Le ministre des Transports Philippe Tabarot estime désormais que Tesla a apporté suffisamment de garanties pour permettre une phase de tests sur route, tout en maintenant l’évaluation réglementaire.
Le passage aux essais français marque donc une étape supplémentaire vers une éventuelle commercialisation du FSD supervisé en Europe. Tesla organise déjà en France des démonstrations passager du système dans plusieurs villes, mais précise qu’il n’est toujours pas disponible à l’achat sur le marché français.








